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Mais les mesures prises le 23 Aoüt, n'ont pas mis définitivement fin aux agissements des francs-tireurs. Pendant les deux jours qui suivirent, des colonnes en marche et des personnes isolées furent expgsées a des coups de feu qui partaient des pentes et des maisons, bien que la fusillade ne fut plus aussi vive que le 23 Aoüt. II fallut donc encore prendre des mesures de répression, fusiller quelques individus pris sur le fait dans tous les quartiers de la ville et bombarder, a Neffe et a Saint Médard, les batiments occupés par des francs-tireurs. Cela se passa le 24 et le 25 Aoüt. (Anlage, 49, 50).

L'impression générale qui se dégage de tous ces événements est tout d'abord que cette résistance de la population civile de Dinant et de ses faubourgs contre lés troupes allemandes résulte d'un plan prémédité. (Anlage, 12, 25, 30).

Déja avant le 23 Aoüt, la population des environs de Dinant savait qu'on avait organisé un guet-apens contre les troupes allemandes. (Anlage 12, 51.) On savait que les actes d'hostilité commis par des habitants du pays contre les troupes allemandes a Sorinnes et dans d'autres localités situées a 1'est de la Meuse, étaient en partie le résultat de 1'action d emissaires venus de Dinant.

Cette organisation se distinguait par sa préparation minutieuse et par sa grande extension.

On avait mis les maisons en état de défense en barricadant les portes et les fenêtres, en pratiquant des meutrières et en amassant dans ies maisons de grandes quantités d'armes et de munitions. L'existence de grandes provisions de munitions est démontrée entre autres par les explosions continuelles dans les maisons en flammes. Lors des opérations qui eurent lieu dans la nuit du 21 Aoüt on constata qu'il y avait des fïls de fer tendus a travers les rues pour faire tomber les soldats. (Anlage 3, 9, 10, 11, 18, 26, 28, 29. 31, 38, 49, 50, 52, 53, 70, 81.)

Le fait que les armes a feu n'étaient qu'en partie des fusils de chasse et des revolvers mais en partie aussi des mitrailleuses et des fusils d'ordonnance beiges (Anlage 2,25) permet d'admettre que le Gouvernement beige a prêté assistance a 1'organisation de la résistance. Toute la ville de Dinant, avec tous ses faubourgs sur la rive droite et la rive gauche de la Meuse, était préparée de la même manière. Les maisons étaient barricadées partout. II y avait partout des meutrières et des armes, a Leffe, a les Rivages et a Neffe. Les rapports dressés par les troupes sur les combats relèvent surtout le fait que les civils beiges qui prirent part a la lutte ne portaient nulle part aucun signe distinctif militaire. (Anlage 4 a 7, 12, 15, 22, 24, 25, 31.) La population tout entière n'avait qu'une seule volonté, celle d'arrêter la marche en avant des troupes allemandes. Si une partie de k population a péri par suite des dangers auxquels elle s'est exposée volontairement, elle en est redevable a elle-même.

La résistance a été trés opiniatre. On employait toute éspèce d'armes : des fusils de chasse et des fusils d'ordonnance beiges,

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