Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

des balles et des chevrotines ; on tirait avec des revolvers ; on employait des couteaux et on jetait des pierres. (Anlage 5, 10, 11, 25 a 28, 31, 35, 38, 43, 54, 55, 57, 58, 63, 67, 81.) Toutes les classes de la population, même des écclésiastiques (Anlage 18), ont pris part a la lutte, des hommes, des femmes, des vieillards et des enfants. (Anlage 5, 6, 10, 12, 14, 18, 28, 29, 35, 41 a 44, 54, 56, 59 a 63). On continuait a tirer des caves des móisons incendiées. Encore au moment de son exécution un des francs-tireurs déchargea un revolver qu'il avait tenu caché, contre le peloton qui allait le fusiller. (Anlage 5).

Dans leur astuce et leur perfidie (Anlage 28, 32, 43, 44, 50, 68) les francs-tireurs, invisibles du dehors, tiraient par des meurtrières, de Lderrière, sur des détachements qui passaient et sur des officiers isolés. Quand les Allemands pénétraient dans les maisons, on s'échappait par les portes de derrière pour se cacher dans les nom'breuses cavernes et souterrains et pour recommeneer a d'autres endroits le perfide assassinat. (Anlage 12, 37, 64).

Quelques francs-tireurs masculins avaient endossé des vêtements de femmes. (Anlage 64, 65).

Quelques habitants ont même mis le signe de la Convention de Genève et ont arboré le drapeau avec la croix rouge sur des batiments pour attaquer les Allemands, sous sa protection. (Anlage 9, 16 a 18, 32, 56, 66 a 70).

On tira même des maisons sur des blessés ramenés en arrière et sur le personnel sanitaire. (Anlage 71, 72).

Le fanatisme révoltant de la population civile trouva sa manifestation la plus révoltante dans 1'assassinat cruel de soldats endormis, dans la mutilation d'hommes tombés dans le combat et dans l'achèvement par le feu de prisonniers blessés qui, dans ce but, avaient été attachés a des piquets a 1'aide de fils de fer. (Anlage 56, 59, 61, 67, 73 a 78).

Pour juger 1'attitude des troupes du XIIme corps vis-a-vis d'une population hostile a 1'extrême qui employait contre elles les moyens les plus blamables, il faut partir de ce point de vue que le but des opérations du XIIme corps était de forcer aussi vite que possible le passage de la Meuse et de chasser 1'ennemi de la rive gauche. Pour atteindre promptement ce but, il fallait briser par tous les moyens la résistance de la population civile. C'était une nécessité militaire, et a ce point de vue le bombardement de la ville qui- prenait une part active a la lutte, 1'incendiedes maisons occupées par les francs-tireurs et 1'exécution des habitants pris les armes a la main étaient, sans plus, justifiés.

L'exécution des otages qui eut lieu dans différentes parties de la localité répondait également au droit. Les troupes qui luttaient dans la ville se trouvaient dans une position critique. Elles étaient exposées au feu de 1'artillerie, des mitrailleuses et de 1'infanterie des forces ennemies établies sur la rive gauche du fleuve et, en même temps, elles étaient attaquées par derrière et sur les flancs par la population civile. On s'était assuré des

Sluiten