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otages pour mettre fin a ces menées des francs-tireurs. Comme la population civile continuait néanmoins a causer des pertes aux troupes, on dut procéder a 1'exécution des otages; sinon leur arrestation n'aurait été qu'une vaine menace. Leur exécution était d'autant plus justifiée qu'il n'est guère possible qu'il y ait eu des innocents parmi eux, étant donnée la participation générale de la population a la lutte. En présence du but militaire a atteindre et de la situation précaire dans laquelle se trouvaient les troupes astucieusement attaquées par derrière, 1'exécution ne pouvait être évitée.

On a eu pour principe d'épargner les femmes et les enfants a moins qu'ils n'aient été pris en flagrant délit ou que les troupes ne se soient trouvées en cas de légitime défense. (Anlage 5, 6, 25, 26, 28, 31, 35, 41, 47, 79). Si, malgré cela, des femmes et des enfants ont été tués ou blessés, le fait s'explique par la situation. Ils ont été atteints en partie par des projectiles ennemis qui partaient de la rive gauche, en partie par des balles qui ont ricoché pendant la lutte dans les rues et dans les maisons. (Anlage 10). Quelques femmes et quelques enfants ont aussi été atteints a Les Rivages pendant 1'exécution des otages. Malgré les ordres donnés et dans la confusion générale, ces femmes et ces enfants ont quitté la place qui leur avait été désignée, a 1'écart des hommes, et s'étaient pressés autour de ces derniers. (Anlage 45, 46).

Les troupes du XIlme corps n'ont été ni dures ni cru.elles, ce qui est prouvé par de nombreux cas oü elles ont témoigné a des femmes, des vieillards et des enfants une sollicitude qui, étant données les circonstances, mérite d'être reconnue particulièrement. (Anlage 52, 53, 55, 58, 80 a 86). Un certain nombre de femmes en couches ont été emportées de maisons exposées au feu, mises a 1'abri et couchées sur des paillasses auprès de nos blessés. (Anlage 5). Des habitants blessés et dont les blessures provenaient pour la plupart de projectiles ennemis ont été pansés et traités consciencieusement par nos médecins. (Anlage 7, 10, 29, 44, 47, 50 a 52, 68, 86, 87). De petits enfants trouvés seuls ont été confiés a des femmes. (Anlage 47 a 51). Les femmes et les enfants qui, en grand nombre étaient venus de Dinant en feu et qui se trouvaient a Les Rivages pendant la nuit du 23 au 24 Aoüt, furent réunis dans une maison, oü on leur donna a boire et a manger. (Anlage 55, 51). Le lendemain matin on leur apporta du café préparé dans une cuisine de campagne du régiment du roi.

Les relations données par les habitants survivants de Dinant des combats livrés pour la possession de leur ville ainsi que les indications, basées sur ces relations, de la Commission beige d'Enquête et de la presse ennemie se caractérisent toutes par le fait que, tout en faisant le silence sur la participation de la population a la lutte contre nos troupes, elles rapportent uniquement et avec une exagération intentionnelle ce que nos troupes ont fait pour se défendre contre cette participation. Prétendre que

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