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Le sac de Dinant et les légendes du livre blanc Allemand du 10 mai 1915

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Ils n'ignorent pas non plus qu'il est d'un usage assez courant que des troupes, occupant une position, y organisent leur défense, notamment en employant les moyens incriminés. Trés sincèrement, je pense que 1'on surprendrait beaucoup ces Messieurs en leur affirmant que les officiers qui se sont succédés au commandement de la position de Dinant n ont pas songé a prendre des précautions de ce genre.

II est permis, dès lors, de leur demander comment, dans leur rapport, ils n'ont pas songé a mentionner cette hypothèse et de quel droit ils imputent a la population de Dinant des préparatifs qui sont 1'oeuvre toute naturelle des troupes chargées de

défendre la ville.

Je ne puis supposer que la science allemande ait mis ces Messieurs en possession d'un moyen infailible de reconnaïtre, a la simple inspection d'un trou dans un mur, ou a la vue d un fil de fer tendu au travers d'une rue, si les mains qui ont ïait eet ouvrage sont celles d'un hom me vêtu d un uniforme militaire ou celles d'un ouvrier habillé de vêtements civils. Quand ils soutiennent que les préparatifs de combat dont on constate lexistence, dans une ville occupée et défendue par des troupes régulières doivent être attribués a la population civile, démontrent que celle-ci a prémédité de prendre part a la lutte et s y est effectivement mêlée, ils réussissent a prouver, non pas la culpabilité des habitants, mais le parti pris de les condamner.

Les rédacteurs du Livre Blanc ont-ils cru au complot dont ils cherchent a accréditer la légende ?

II est permis d'en douter quand on constate qu'a Dinant même, dès le lendemain des incendies et des massacres, les autortés allemandes se sont conduites comme si elles n y croyaient pas.

Les Allemands n'ont pas coutume de ménager les personnages occupant une situation officielle, coupables d avoir manqué a ce qu'ils considèrent comme des devoirs envers eux. II est évident que quiconque détenait a Dinant, par sa situation ou ses fonctions, une parcelle de 1'autorité publique ou y jouissait d'une certaine influence, aurait nécessairement été compiomis dans le complot: par complicité pour ne 1 avoir pas dénoncé ou réprimé, tout au moins par incapacité pour ne 1'avoir pas connu. Le chatiment ne se serait pas fait attendre de la part des Allemands. II eüt été légitime.

Or, que voyons-nous?

Au cours des massacres, le Commissaire de police et ses agents ont été tués, confondus avec la masse des victimes. Ont seuls