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aemain. Le mardi 25, les derniers survivants de cette phalange sanglante tiraient leurs derniers coups de fusil.

Tous ces détails d'une lutte inouïe sont consignés dans le Livre Blanc.

Quinze cents personnes d'un cóté. De 1'autre des régiments entiers luttant en vain pendant quatre heures, obligés de rompre le combat, de battre en retraite et employant prés de six heures a cette opération ; puis 1'artillerie ayant foudroyé la villè et ses défenseurs, 1'infanterie rentrant en scène et obligée a une lutte nouvelle conduite de part et d'autre avec un acharnement toujours croissant au milieu des ruines et des dammes, jusque bien tard dans la nuit, pour ne s eteindre définitivement que le surlendemain . Voila 1'invraisemblable récit que nous offre le Livre Blanc. Le mensonge 'est ici poussé jusqu'a la sottise. Son exagération dépasse le but.

Entre les témoignages relatifs au bombardement il n'y a pas plus de concordance qu'il n'y a de vraisemblance dans le récit qui nous montre les troupes allemandes battant en retraite devant les francs-tireurs et obligées de bombarder la ville pour briser la résistance.

Le rapport de la 46- brigade (Anl. 12) dit " Le commandant de la brigade, estimant que la ville ne pouvait être prise sans un bombardement préalable d'artillerie donna a dix heures du matin l'ordre d'évacuer la ville si possible. On ne le put car les troupes étaient déja trop fortement engagées dans les combats de maisons. „

L Etat-Major du XH"1L corps jugeait autrement la situation et donnait a dix heures et 20 minutes l'ordre de passer la Meuse. (Anl. 1). J imagine qu'il ne Pa pas fait sans être renseigné sur la situation de ses brigades.

Le ïapport du régiment 108 (Anl. 12) ne mentionne ni l'ordre du commandant de la brigade ni 1'imposibilité de Pexécuter, on y lit que " les deux commandants de régiments 108 et 182 acguirent la conviction que sans le soutien de notre propre artillerie on ne parviendrait pas a atieindre la Meuse ; et a 3 h. 30 ils donnèrent le signal de la retraite. A 5 heures le bombardement de la ville commenga. „

Evacuez la ville . Tel est 1 ordre donné a ces officiers. Dans le rapport adressé a leurs chefs sur leurs opérations militaires, omettant de mentionner l'ordre regu et se taisant sur les motifs qui en ont empêché 1'exécution, ils transforment 1'opération Qiuonnée dés 10 heures du matin en un mouvement du a leur

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