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(Anl. 5). Le pauvre! Ayant sans doute mal saisi ses ordres il était resté dans Dinant; oublié il y avait subi tout le bombardement sans en rien remarquer, comme, le 21 Aoüt, il affrontait sans s en douter le teu des mitrailleuses. 11 ne comprend rien, ne voit rien, n'entend rien. II se trompe avec vigueur. Les dangers lui sont inconnus; il ne les apergoit pas. II doit se battre avec sérénité. C'est un homme admirable.

A toutes ces affirmations d'une netteté déconcertante il suffira d'opposer un fait.

Les troupes allemandes n'ont pas quitté la ville!

Pour la clarté de la preuve que j'en veux faire, je divise la ville en secteurs d après les régiments qui y ont opéré.

Du Nord au Sud ces secteurs sont :

1° LE FAUBOURG DE LEFFE. - Dès le matin, le régiment d'infanterie n° 178 y fait invasion et la lutte qu'il y mène a la fois contre les Frangais occupant la rive gauche du fleuve et contre les francs-tireurs y dure toute la journée. *

Pas la moindre tnention d un répit dans le combat contre ces derniers ne se trouve ni dans le rapport de combat du régiment, ni dans ceux des diverses compagnies de cette unité, ni dans les déclarations nombreuses des officiers et soldats de ce régiment. Au contraire, un de ces témoins, le capitaine Wilke de la 6'ie compagnie (Anl. 56 reproduite plus loin) plus abondant que d autres en indications horaires raconte ses opérations dans Leffe a midi, dans le cours de 1'après-midi, vers 5 heures, vers la fin de 1 après-midi et enfin tard dans la soirée.

2 LE FAUBOURG SAINT-JACQUES (de Leffe a la Grand Place). — Théatre des opérations des régiments n° 108 et 182. Des rapports de ces unités il résulte que ces régiments se seraient retirés de Dinant pour en permettre le bombardement. Nous verrons dans quelques instants que cette retraite leur fut imposée par 1'embrasement des maisons.

3° DE LA GRAND PLACE A LA RUE DU TRIBUNAL. — II n y a pas de témoignage allemand relativement a cette partie de la ville. Les Allemands n'y ont pas pénétré le 23 Aoüt. II n'y eut d°nc ni combat contre les francs-tirèurs, ni prétexte a bombardement. Ge n est que le 24 que les habitants y furent inquiétés et les habitations ince'ndiées.

^ 4" LE CENTRE DE LA VILLE ET LE FAUBOURG SAINT PAUL. — Le commandant du régiment du roi n° 100 déclare formellement que de 8 heures du matin a 8 heures du soir des compa-

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