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retirer sur les hauteurs a 1'est de Dinant paree quil était imfiGssible de rester dans la ville en flammes (Anl. 1). Ce retrait des troupes n'a donc pas eu lieu pour permettre le bombardement et 1'embrasement de la ville ; il a été la conséquence des incendies criminels préalablement allumés. Cet aveu implicite de la plus haute des autorités militaires dont on nous donne la déclaration clot ma démonstration.

La loi beige commine, contre 1'individu coupable de faux témoignage, la déchéance du droit de prêter serment en justice: chatiment du coupable, manifestation du mépris qu il inspire, précaution sage pour éviter que la religion du juge soit surprise par un homme que son mensonge a flétri.

Les officiers dont nous avons lu les rapports mensongers ne sont plus des témoins. Leurs accusations perdent toute valeur; leurs déclarations s'échappent du procés emportées au vent de leurs mensonges.

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Je veux cependant signaler un des dires contenus dans ces documents, non qu'il soit important en lui-même, mais paree qu'il saisit sur le vif la fa^on dont se créent, dans 1 armée allemande, légendes et témoignages.

Le rapport du régiment d'infanterie 182 (Anl. 12) porte. " Dans la soirée et la nuit, des francs-tireurs ennemis firent encore continuellement feu; ils'se trouvaient dans des bosquets et derrière des murs, sur le flanc de la vallée. Ils y arrivaient par des galeries dans les roches, galeries a nous restées inconnues et dans lesquelles ils disparaissaient ensuite

Je me suis longuement torturé 1'esprit pour rattacher cette

allégation a un fait qui put lui donner un fondement. Je crois avoir trouvé. Les Allemands étaient en train de construire un pont de bateaux a Leffe. Un retour offensif des Frangais était encore dans les éventualités possibles; les collines devaient être fortement occupées. Des sentinelles veillaient, 1 esprit hanté de la crainte des francs-tireurs. Dans la nuit, le vent agitant 1 ombre d'un buisson, une silhouette quelconque fixée trop attentivement et prenant vaguement forme humaine suffisent pour provoquer un coup de feu d'une sentinelle. "Alerte, francs-tireurs!,, Oü?„ - " lei, a droite. „ — " Non, a gauche. „ Et chacun croyant voir quelque chose, la fusillade crépite. L'aïarme apaisée on cherche avec plus de calme les francs-tireurs. lis n'ont pu fuir; on les

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