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Quand notre bataillon entra dans Leffe de nombreux coups de feu partirent de presque toutes les maisons (1). Au début nous supposions qu ils étaient tirés par des soldats ; cependant des civils seuls peuvent être soupgonnés paree que dans les maisons nous ne trouvames pas de soldats. J'ai été témoin moi-même de ce qu'un civil fit feu sur le capitaine Franz et le blessa. Seuls des hommes qui avaient pris part a la fusillade partie des maisons furent fusillés les vieillards les femmes et les enfants furent conduits au couvent. J'étais présent quand un vieillard qu'on avait aussi extrait d'une maison fut séparé des hommes coupables et conduit au couvent.

Voila donc deux dépositions qui, sur un même fait, ne se contredisent pas. Signaler que 1'on ne trouve pas, dans toute 1'enquête allemande sur les événements de Dinant, un second exemple d'une semblable rencontre au sujet d'un fait aussi nettement précisé n'enlève rien a 1'importance de ce doublé témoignage. II existe des indices de ce que le capitaine Franz aurait été blessé par un civil.

Qu'on ne se hate pas trop cependant de formuler un jugement définitif. II se présente en effet bien des objections.

C'est d'une cave que, selon le témoignage de Franzel, fut tiré le coup de feu qui blessa le capitaine Franz. Göpfert, plus précis, déclare, lui, être témoin de ce que le coup de feu fut tiré par un civil. Seulement il n'indique pas de quelle arme on s est servi, fusil ou revolver, et il reste muet sur les circonstances évidemment exceptionnelles qui lui ont permis de voir le coupable dans la cave oü il s'était embusqué. 11 ne dit rien non plus des raisons pour lesquelles il ne la pas immédiatement abattu, laissant a un officier, le capitaine Lücke, le soin du cha-

timent a infliger.

Je remarque avec étonnement que le capitaine Lücke, pénétrant a grands risques dans le repaire du franc-tireur, s expose a des dangers bien inutiles en appréhendant eet, homrae, non sans lutte vraisemblablement, pour 1 amener dans la rue oü il le fait fusiller, au lieu de 1'abattre sur place.

Enfin le major Franzel n'est pas un de ces témoins dont les affirmations déterminent une conviction absolue. Le 17 Décembre, il déclare : " Le capitaine Franz qui se trouvait a cöté de moi fut atteint d'un coup de feu parti d une cave. „ Deux mois plus tard, dans son rapport du 14 Février, il ajoute a son récit :

(1) Le IIlne bataillon qui avait précédé n a-t-il donc rien fait pour mettre {in a cette fusillade ?

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