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Le IIme bataillon du régiment d'infanterie n° 178 se tfouvait sur cette route prés des premières maisons de Leffe; il sy tenait a la disposition du commandant de brigade. Peu après que ies bataillons de tête furent arrivés, je re?us, du chef de bataillon, le major Koek, 1'ordre de me présenter au commandant de la brigade pour une patrouille de reconnaissance. Je fus chargé par ce dernier de reconnaitre un chemin qui, partant par la Pape terie conduit vers les hauteurs situées au Nord de la route des Fonds de Leffe. On désigne sous le nom de " la Papeterie „ une dizaine de maisons groupées a gauche du chemin, autour d'une grande fabrique de papier.

Pour accomplir ma mission, je chevauchai d'abord, en suivant la route des Fonds, dans la direction de "La Papeterie,,, pour prendre ensuite a droite (1) et gagner ainsi les hauteurs. A mon approche de la fabrique, des coups de teu partirent de celle-ci; c'étaient manifestement des coups de pistolets.

Je poursuivis d'abord mon chemin, car je ne croyais pas que ce tir étajt dirigé contre moi ; mais lorsque le feu devint plus violent et que je remarquai que les balles frappaient la P3™1 de roches haute comme des maisons, selevant a droite de la route, je me rendis compte que la reconnaissance dans ce terrain fortement encaissé et rocheux ne pouvait être effectuée a cheva , je fis alors demi-tour. Ce n'est que grace a une allure des plus rapides que j'échappai aux projectiles, qui, prés de moi, frappaient, dru comme grêle, la paroi de roches.

Je fis rapport sur 1'affaire a mon chef de bataillon et pris avec moi le groupe le plus avancé de la compagnie qui se trouvait en tête pour exécuter immédiatement et a pied ma mission, non sans avoir demandé auparavant que 1'on fasse évacuer la fabrique.

Pendant que je m'avangais pour la seconde fois, je fus, de nouveau, assailli, de telle sorte que pour pouvoir continuer mon chemin je fus obligé de chercher abri dans des jardins et dernere des clötures, après avoir laissé a gauche la paroi rocheuse. Le moyen réussit et je ne subis pas de pertes, bien que 1 on tirat, maintenant encore, dans notre direction.

Revenu de ma reconnaissance, j'appris qu'une compagnie avait fait irruption dans la fabrique et 1'avait fait évacuer. ) en-

tendais et remarquais encore toujours des coups de Jeu provenant de cette direction. Je regus alors 1'ordre de faire évacuer ïmpitoyablement les maisons, tout en ménageant les vteillards, les femmes et les enfants.

Ouand j'atteignis les maisons des ouvriers de la fabrique, de tous cótés on tira violemment sur moi. En dépit d observations

(1) Quand on descend la route des Fonds de Leffe, vers la Meuse, on a la

Papeterie a gauche. Le térnoin avait donc, sans encombre, depasse la Papeterie

et n'aurait été attaqué qu'en remontant vers celle-ci. Cela constitue une nouvelle variante de 1'histoire des premiers coups de feu.

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