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les plus minutieuses, nous ne pümes découvrir la moindre tracé de ceux qui tiraient. C'est pourquoi les maisons furent cernées et quelques hommes pénétrèrent dans les batiments On constata que ceux-ci étaient fortement barricades; les portes étaient obstruées; les accès des caves et des greniers fermés par des caisses, des matelas et des meubles de toutes les sortes; les fenêtres et les lucarnes étaient masquées par des planches clouées. Je suis moi-même entré dans 2 ou 3 maisons et puis attester qu'il fallait énormément de torce et d'adresse pour se frayer accès jusqu'a 1'intérieur des batiments mis en état de défense.

Dans uue maison je trouvai un certain nombre de douilles vides de Browning; je fis mettre le feu a cette maison paree que personne n'y fut trouvé. Dans cette partie de Leffe nous avions affaire, selon moi, principalement a des tireurs de Browning, qui ne semblaient pas bien au courant du maniement de cette arme. Cela est démontré, d'une part, par les munitions brülées que 1'on a trouvées et, d'autre part, par la rapide succession des coups de feu suivie d'une longue pause, vraisemblablement paree que les tireurs ne connaissaient pas bien le chargement de ces pistolets. Quelques sous-officiers me rapportèrent que dans les maisons ils avaient eu des combats avec des civils armés, qu'ils s en étaient rendus maïtres et les avaient tue's ou assomme's.

Après que les maisons eurent été fouillées et évacuées je rassemblai ma compagnie et retournai, par la route, a la place primitive de position du bataillon.

Entre temps, les chasseurs de Marburg étaient survenus et avaient encore une fois perqui,sitionné dans la fabrique et les constructions avoisinantes. Je vis fusiller par ce détachement, dans la cour de la fabrique, un certain nombre d'hommes en vêtements civils, une vingtaine environ.

Pendant ce temps, ma compagnie se trouvait sur la route des Fonds et était maintenant assaillie par un feu partant des deux collines escarpés, couvertes de bois et de buissons, entre lesquelles passé le chemin. J'envoyai le sous-lieutenant de réserve Schreyer, sur la colline de droite, afin de fouiller le bois tandis que^ les chasseurs de Marburg se postèrent a gauche de la route. A 1 aide de ma longue vue, j'ai pu reconnaïtre clairement sur la colline de gauche plusieurs civils qui tiraient sur nous. Je crois me souvenir qu'ils étaient rnunis de pistolets.

T out a coup, a droite, au dessus de moi, j'entendis tirer le détachement Schreyer ; je vis, en même temps, sur la colline de gauche un homme s'affaiser et rouler quelques pas vers le bas ; un autre, apparemment blessé, se retirait en rampant, un troisième prenait la fuite vers le bois voisin. Les chasseurs de Marburg qui, peu après, arrivèrent a eet endroit et avec lesquels je parlai plus tard, avaient constaté d'une manière certaine que, dans cette affaire aussi, il s'agissait de civils.

Peu après, le sous-lieutenant Schreyer revint et me rapporta que, sur le versant opposé, il avait apergu de la canaille suspecte sur laquelle il avait tiré.

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