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Uu peu plus tard, d'une habitation isolée, située sur la colline droite on tira sur nous. Cela se passait vers 10 heures du matin. J'envoyai de nouveau une forte patrouille sur cette colline pour faire évacuer la maison. La patrouille revint bientöt, ramenant un homme grand et vigoureux d'environ 40 ans en vêtements d'ouvrier, un jeune homme d'environ 16 ans et un certain nombre de femmes et d'enfants éplorés. D après la déclaration du chef de la patrouille, les hommes étaient armés de fust Is de chasse que la patrouille avait rendus inutilisables dans la maison même. Je ne puis me rappeler le nom du chef de la patrouille. Les hommes furent conduits a la fabrique, les femmes et les enfants évacués sur le couvent de Leffe.

Vers midi, le IIme bataillon du régiment d'infanterie n° 178 fut dirigé directement vers Leffe, sur la Meuse. Dans la rue même du village gisaient un grand nombre de cadavres d'hommes en vêtements civils. En interrogeant quelques soldats, j'appris que les troupes qui nous avaient précédés avaient essuyé le feu de presque toutes les maisons; de la, les nombreux civils lusnles. Je n'ai pas vu de femmes ou d'enfants morts.

Je fis faire halte a ma compagnie prés du couvent et partis moi-mêmc en avant vers la Meuse. La, des détachements c cs Ier et III"e bataillons du régiment d'infanterie n" 17b combattaient contre 1'ennemi occupant 1'autre cöté de la Meuse. J y vis, en outre, des hommes des régiments spéciaux n°| -Uz et 103, des hommes du régiment de fusiliers n" 108, des chasseurs de Marburg et de 1'artillerie.

Dans la partie agglomérée d' Leffe, la fusillade crépitait sans interruption sans que 1'on put toujours distinguer d ou partaient les coups. Indubitablement, pourtant, cetaient des coups de revolvers partis des soupiraux et des lucarnes. Je me souviens aussi que dans la rue principale de Leffe, gisaient, devant une maison, un assez grand nombre de douilles de couleur j"ou£e' brun, provenant de cartouches de chasse chargées a plombs.

Dans le courant de 1'après-midi, je regus 1'ordre d'aller avec ma compagnie, occuper la rive de la Meuse. A eet eftet on m'assigna 1'école et les maisons contigiies. Dernere l ecole ïi y a un gazométre et prés de celui-ci du charbon avait ete — manifestement par la population — entassé et mis en feu ^ est pourquoi j'envoyai vers le gazométre le sergent major . . o i cier Bauer, pour, qu'avec ses hommes, il éteigne 1 incendie ou prévienne de quelque fagon, le danger menagant d explosion Bauer, me rapporta que les pionniers arrivés avant nous, avaient, reconnaissant le danger, vidé le gazométre.

Après que 1'ennemi, a la fin de 1'après-midi, eüt abandonne 1'autre rive et que quelques détachements de nos troupes eussent commencé a passer le fleuve. je retirai ma compagnie de 1 ïcole et de la rive de la Meuse et la rassemblai dans la rue bordee de deux rangées de maisons. De celles-ci, vers 5 heures e 1'après-midi, on tira de nouveau sur nous. Le commandant de

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