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Le sac de Dinant et les légendes du livre blanc Allemand du 10 mai 1915

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car ils semblent se laisser prendre sans nulle résistance; par trop bêtes dans leur lacheté: ils ne songent pas a cacher leurs armes.

2 ) Inexplicable est la conduite des soldats qui capturent a grands risques ces gens, au lieu de les tuer a coups de fusils. II en est de même de la décision du capitaine Wilke qui, miséricordieux par hasard, se borne a envoyer les captifs a la fabrique au lieu de les faire passer par les armes.

3 ) L'histoire est contée non par les témoins directs de 1'affaire, mais par un officier rapportant des propos qui lui ont été tenus quelques mois auparavant par des soldats. Nulle raison n'existe de croire qu il répète fidèlement et qu'il controle raisonnablement ce qu on lui raconte. Ne déclare-t-il pas lui-même qu'il ne se souvient plus du nom du chef de la patrouille?

Le capitaine Wilke arrivé enfin a Leffe. Sans émotion il dit le spectacle qu offraient les rues : partout des cadavres de civils. II interroge des soldats. Deux réponses étaient possibles : francs-, tireurs exécutés ou bien innocents assassinés. Personne ne pouvait s attendre a ce que la seconde fut faite.

Dans ce faubourg de petite ville, oü sont concentrés des hommes de plusieurs régiments d'infanterie, des chasseurs, des artilleurs, faisant tous la chasse aux francs-tireurs, des coups de feu éclatant continuellement, " sans qu'on puisse toujours discerner d'oü ils parient nous dit le témoin. C'est naturel. II ose ajouter : " Mais mdubitablement, c'étaient des coups de pistolets partant des soupiraux et des lucarnes. „ Le préjugé toujours...

Et ces coups de feu d'origine inconnue suffisent pour accuser et condamner. On fait 1'assaut des maisons, on lance des grenades dans les caves et 1'on tue. C'est inepte et féroce.

Un tas de charbon, prés du gazomètre, est en feu Pour le capitaine Wilke, il est " évident „ que eet incendie est ! oeuvre de la population. Sans doute, celle-ci 1'avait provoqué dans le dessein de faire sauter le gazomètre et de tuer en même temps quelques Allemands. Aussitöt que cette idéé saugrenue a pris possession du cerveau de Wilke, elle y acquiert la force de 1'evidence. Comment les civils ont pu s'y prendre pour allumer eet incendie malgré la présence des troupes allemandes 1'accusateur ne se le demande pas. Que le dessein des Dinantais, s il avait réussi, eut eu pour résultat de faire sauter en meme temps leurs maisons, leurs femmes,' leurs enfants, c'est la une objection qui n'est pas venue a 1'esprit buté de eet officier. » es affirmations ont la sérénité de 1'inconscience. Ajoutons, car