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dait les détonations devait-être malaisée a déterminer au milieu de 1'orage de la bataille qui grondait.

Retenons seulement 1'aveu: pendant qu'il était arrêté sur la route des Fonds de Leffe, Kipping n'a pu apercevoir personne et pas un seul hom me de sa compagnie ne fut atteint.

Cet officier passé ensuite toute la journée a Leffe opérant contre les francs-tireurs. II 11e mentionne pas en avoir vu un seul, mais déclare seulement, dans une formule impersonnelle, que trois hommes furent fusillés. Les rares civils qu'il rencontre sont des gens paisibles. Le hasard a des étrangetés incompréhensibles. Le róle des officiers est de voir et d'observer. Bien rares, pourtant. sont ceux d'entre eux qui réussissent a entrevoir de prés un de leurs redoutables ennemis. Seuls, ou a peu prés, les soldats parviennent a découvrir des francs-tireurs.

Le témoin ajoute que de nombreuses maisons étaient pourvues d ouvertures ressemblant a des meurtrières. II ne constate pas que la population les ait utilisées pour attaquer les troupes allemandes.

Llle est tres sotte, d ailleurs, toute cette légende de meurtrières dont le Liv^e Blanc allemand fait si grand tapage.

Un homme décidé a tirer de chez lui sur 1'envahisseur n'a pas besoin, pour y réussir, de signaler sa maison a 1'attention en y pratiquant des ouvertures suspectes Les soupiraux des caves, des persiennes incomplètement baissées, des volets mal fermés, la fente d'une boite aux lettres, les trous d'hourdage voila autant de meurtrières a 1'aspect innocent. Elles suffisent pour hérisser une maison de fusils braqués sur 1'ennemi et cela des combles au sous sol.

Quelle folie pousserait un franc-tireur a pratiquer dans sa demeure d'autres ouvertures inutiles mais révélatrices d'intentions coupables ? Quelle idéé stupide lui ferait déplacer quelques ardoises de son toit pour se créer un champ de tir dans lequel ne pourrait guère passer qu'un problématique avion ?

Quant aux portes closes, aux volets fermés, aux fenêtres protégées de différentes fa^ons, dont font état de nombreux témoignages allemands, ils sont caractéristiques uniquement de

mesures de précautions et de prudence bien naturelles.

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Jusqu a présent, nous avons analysé des dépositions suivant lesquelles des maisons ont été assaillies pour en débusquer les francs-tireurs qui, de toutes parts, faisaient feu sur les troupes.

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