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Au commandement d'assaillir les maisons tout ce travail préliminaire produit son effet. Pour le soldat, la théorie et la discipline auraient pu élever une barrière bien nette entre les hostihtés contre 1'armée ennemie et les violences contre les proprietes et la population du pays envahi. Un ordre abaisse partiellement cette barrière: aussitöt, elle n'existe plus. La psychologie des foules est ainsi faite qu'une violence en engendre une autre. L'armée allemande, sournoissement préparée a tous les excès, proie tacile de la folie grégéaire, se déchaine sans mesure Le courant mystérieux qui agit sur les foules avec d'autant plus de vio ence qu ellee sont plus nombreuses ou plus énervées, parcourt en un instant les troupes, amplifiant et dénaturant tout;

ordre donne d'assaillir les maisons se transforme et se traduit par un mot exprimant la cause que le soldat lui attribue: "francstireurs,,! Et les événements se déroulent avec leur implacable ogique. Les fusils partent deux mêmes, les balles deviennent le premier et le seul argument d'hommes que la discipline ne retient plus et dont les plus calmes cèdent a la contagion de exemple. On commence par semer la mort.au hasard, par des coups de feu tirés dans les habitations; les passions s'exaltent; a vue du sang voile de rouge la raison et la pitié, la férocité de la bete humaine s'exaspère. On tue volontairement, on massacre avec rage.

On comprend maintenant pourquoi, ainsi que le rapporte le major ranzel, les coups de feu éclatent dès que les troupes envahissent les maisons.... seulement ce nest pas la population desarmée qui les tire.

Le sous-heutenant Kipping avait recu ordre de "rechercher les hommes dans une longue rangée de maisons,,. Trois hommes urent fusilles, dit-il. Inutile atténuation de la vérité. Qu'a-t-il donc ait des autres, tandis que les femmes et les enfants étaient conduits au couvent? Les croix de nos cimetières le disent.

Conduits au couvent. C'est toujours la solution adoptée, dans ce quartier de la ville, pour les femmes et les enfants. Elle ne peut s etre presentée spontanément a Tesprit de tous les officiers qu, ont eu a décider de leur sort. La conclusion s'impose. Ces officiers avaient tous reCu, sans nul doute, des instructions anaogues a celles du sous-lieutenant Kipping. Pour les hommes valides, aucun heu de rassemblement nest prévu. Quels ordre avaient ete donnés a leur sujet? Redoutable interrogation qui fait entrevoir un effroyable abime de scélératesse et de

crimes.

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