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Le sac de Dinant et les légendes du livre blanc Allemand du 10 mai 1915

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La fin du rapport Kipping ne contient que des récits de soldats réunis par ce témoin. Ils ne peuvent avoir d autre valeur que celle du controle auquel ils ont, éventuellement, été soumis; nous ignorons quel fut cette vérifïcation. Ces histoires deviennent ainsi un verbiage sans caractère probant; la plupart d entre elles sont d'ailleurs anonymes (huit hommes ont vu..., des cartouches allemandes ont été trouvées sur des civils), en ce sens qu aucun témoin nominalement désigné, n'en assume la responsabilité personnelle. Et cependant 1'autorité allemande a ordonné son enquête plusieurs mois après les événements, Le temps ne manquait donc pas pour rechercher des accusateurs. 11 est vraiment trop commode, quand on les a, dit-on, découverts, de prétendre résumer leur témoignage dans la formule dont use le sous-lieutenant Kipping : 8 soldats au moins de la 5me compagnie ont vu que 6 civils faisaient feu !

Anlage 29. 14 Février 1915.

8,ne compagnie du régiment d'infanterie n° 178.

RAPPORT SUR LES COMBATS autour de Dinant des 21 et 23 Aoüt.

Le sous-officier MACHER de la 8me compagnie du régiment d'infanterie n° 178 rapporte ce qui suit:

Vers 7 heures du matin, le 23 Aoüt, 1'ordre arriva d attaquer Leffe, un faubourg de Dinant. La 6me et la 7"'e compagnie du régiment d'infanterie n" 178 occupaient une hauteur devant le village. Le IIIme bataillon était déja entré en action : en seconde, ligne. La 5me et la 8ine compagnies suivaient dans la vallée.

Lorsque nous arrivames prés de la localité nous entendimes devant nous des coups de feu résonnant sourdement.

La 3me section de la 8me compagnie fut envoyée en avant pour apporter des cartouches au illme bataillon. Ce bataillon qui se trouvait sur la hauteur était engagé dans un combat avec infanterie ennemie établie sur 1'autre rive de la Meuse. Nous dumes ainsi passer par la ville de Dinant. Déja a 1 entrée gisaient des civils morts, et des soldats nous avertirent de ne pas traverser la ville en rangs serrés paree que 1'on tirait des maisons. C'est pourquoi nous suivïmes la rue en longeant les maisons a droite et a gauche, le fusil a la main, prêts a faire teu. Les maisons étaient fertnées, les soupitanx aveuglés par des boiseries percées de meurtrières. Lorsque nous retournames vers la compagnie je vis la 5me compagnie de notre régiment et des ehasseurs de Marburg qui fouillaient déja les maisons: des civils morts gisaient dans la rue, ainsi qu'un soldat allemand blesse.