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Le sac de Dinant et les légendes du livre blanc Allemand du 10 mai 1915

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Macher comparaït et confirme, sous la foi du serment, son rapport ci-dessus.

Elle est trés intéressante cette déposition.

Le témoin y décrit 1'aspect des rues de Leffe : un Allemand blessé — ce qui n'a rien de surprenant un jour de bataille — et des civils morts gisent sur le sol tandis que les troupes fouillent les maisons. On n'apergoit pas d'habitants. Ce spectacle, le témoin 1'a vu en traversant le% rues de Leffe a 1'aller et au retour. Lui et ses hommes avaient été mis en garde contre les attaques de la population. Aucune agression ne se produit contre eux.

Ce n'est qu'après être sortis de la localité qu'ils entendent, partant d'une ferme, des coups de feu. Tirés sur qui ? Apparemment sur eux. Tirés par qui? Une seule chose 1 indique: on fait sortir les habitants de la ferme; ils sont saus armes, on doit 1'induire du silence que le témoin observe a ce sujet.

Plus tard dans la journée, le témoin s occupe a mettre en état de défense une rangée de maisons parallèles a la Meuse. lei encore il ne fait pas la moindre allusion a des attaques des francs-tireurs.

S'il parle d'un tir parti, le soir, des maisons et des difficultés qu'une partie de ces maisons occasionnèrent, il signale que ces difficultés, dont il ne spécifïe pas autrement la nature, provenaient du grand nombre d'issues. II ajoute qu a son avis les coups de feu étaient tirés par des civils paree que les troupes allemandes occupaient déja 1'autre rive du fleuve. J'en conclus, sans témérité que Macher, loin de pouvoir désigner formellement qui tirait ces coups de feu, ne peut même dire d une fa^on certaine, de quelle rive de la Meuse ils partaient.

Le témoin spécifïe cependant deux points.

1° Dans une rue " on tira derrière la compagnie. „ Qui avait tiré? Une femme, lui a-t-on dit. Mais il ajoute que le fait ne put être établi avec certitude. Or, nous savons, par les Allemands, eux-mêmes, que leur fusillade contre la population ne cessa pas de toute la journée. Aucun indice ne permet d attribuer a un civil, et non a un Allemand, le coup de feu dont parle Macher.

2° On tira d'une maison située prés du couvent. Qui? Sur qui? Le témoin ne le dit pas. II n'en sait vraisemblablement rien. Au surplus il n'affirme même pas avoir été témoin de eet incident.