Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

de civils (paysans) dont quelques-uns étaient en manches de chemise. Ils avaient fait feu sur nous au moyen de fusils de chasse et avaient été surpris les armes a la main. La distance a laquelle ils avaient fait feu sur nous était d'environ 100 mètres. Ils avaient, du haut des collines, tiré dans le fond oü nous nous trouvions.

Entretemps la dernière section de la compagnie de tête s'était avancée jusque dans le village. Les hommes marchaient isolément. Immédiatement, des deux cötés de la rue et de toutes les maisons que 1'on pouvait voir, un feu de francs-tireurs fut ouvert sur eux. La section devait, avant de pouvoir avancer plus loin, purger de francs-tireurs chaque maison sans exception.

La porte d'entrée devait être enfoncée et chaque chambre être, une a une, enlevée aux francs-tireurs. Vers 10 heures du matin, deux sections de notre compagnie, parmi lesquelles la 2ine section, commandée par le sous-lieutenant Schreyer et dont je faisais partie, vinrent au secours des camarades, se trouvant dans le village. Nous dümes nous emparer de force de chaque maison isolément, tuer la population male qui s'y trouvait et qui, pour autant que j'ai vu, avait, sans exception, des fusils et faisait feu, et emprisonnér, enfin, les fernmes et les enfants pour réussir, de cette fagon, a avancer petit a petit. Seuls, quelques vieillards d'age trés avancé furent trouvés sans armes. Ils ne furent pas fusillés, mais emprisonnés avec les femmes.

L'après-midi, vers 3 heures, le combat de maisons durait encore et nous n'étions pas encore parvenus jusqu a la place du village; je reijus alors 1'ordre de me retirer avec une demi section environ et d'aller occuper les collines de la Meuse du haut desquelles des francs-tireurs continuaient a tirer vers le bas. Pendant que j'éxécutais eet ordre je passai dans le village prés d'une scierie de bois, haute de trois étages devant laquelle gisaient environ 30 francs-tireurs fusillés. Cette maison a été prise d'assaut par les hommes de ma première section. Ceux-ci m'ont raconté le soir, que chacune des chambres de cette maison était occupée par des francs-tireurs qui faisaient feu. Ces francs-tireurs ont été fusillés conformément aux usages de la guerre.

En haut sur les collines je ne suis pas parvenu a prendre de franc-tireur. Ils n'y étaient maintenant qu'en trés petit nombre. Le village de Leffe se trouvaient immédiatement au pied des collines. D'en haut je pouvais voir directement dans la rue du village. Le combat de rue était encore en cours mais diminuait cependant paree que, dans 1'entretemps, le village avait commencé a brüler. Sur les hauteurs de 1'autre cóté, je voyais des chasseurs allemands (je crois de Marburg) en lutte avec des civils armes. Ces francs-tireurs avaient, peu de temps auparavant, fait feu sur mon détachement. Lorsque, vers 7 heures du soir, je revins des hauteurs, toute la localité, jusqua la place du village située le long de la Meuse, était aux mains des Allemands. Dans tout le

Sluiten