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village, la place du village comprise, gisaient des cadavres de francs-tireurs.

J'ai pris part personnellement a 1'assaut de 8 ou 10 maisons" sulles présentèrent toute le même tableau: coups partis des tenêtres; portes d'entrée fermées de fagon qu'on devait les enfoncer; tous les hommes sans insignes militaires et armés de tusils de chasse. Dès que nous pénétrions dans la chambre, ils laissaient tomber les armes et levaient les bras. Durant la lutte, dans les rues et sur les collines d'oü les civïls faisaient feu, je n ai vu aucun uniforme. Les civils ne donnaient d'ailleurs pas 1 impression de soldats habillés en civils. C'étaient pour la plus part des gens assez agés, de 40 ans et plus, ou des jeunes gens de 17 a 18 ans. Je n'ai presque pas vu de gens de 20 a 30 ans.

II y a peu d'observations a faire au sujet de cette page de feuilleton dont une grande partie est d'ailleurs constituée de récits faits par des hommes de la 8e compagnie. La version que donne le témoins de' 1'attaque dirigée dans les fonds de Leffe sur sa compagnie, la 6me a cette époque, ne concorde nullement avec le récit qu'en fait son capitaine, Wilke. Du tir parti de la Papeterie et des maisons voisines de 1'assaut de celle-ci il n'est pas question. De ces incidents, si dramatiques dans le récit de Wilke, le sergent Stiebing semble n'avoir plus souvenir, (voir Anl. 26).

Suit la narration de la chasse faite, par monts et par vaux a des francs-tireurs qui s'imaginent que leurs fusils de chasse portent a 100 mètres. Dans l'après-midi, le témoin participera a une autre poursuite du même genre. II trouvera les francs-tireurs tellement peu nombreux qu'il ne pourra en capturer un seul.

Le tableau que le témoin nous tracé du combat dans les rues est plus chargé encore que celui qui en était fait par le capitaine Wilke. Chaque maison se change en forteresse qu'il faut prendre d'assaut, chaque chambre est un réduit qu'il est nécessaire de forcer et toute la population male sans exception (samtlich) a le fusil de chasse au poing. Exagération évidente par laquelle cette déposition se détruit d'elle même. La sincérité n'y est pas.

Et toujours cette attitude déconcertante des francs-tireurs se soumettant docilement au chatiment qu'ils savent inévitable dès qu un mur ou qu'une porte ne les sépare plus de leurs ennemis!

Dans les rues, des morts! Ils sont nombreux. Exclusivement des civils; pas un Allemand n'est couché sur le champ de

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