Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

bataille (1). Pauvres, pauvres Dinantais, aussi maladroits que téméraires!

Stiebing est un observateur munitieux. II remarque 1'age des ennemis qu'il a combattus : 40 ans et plus, ou bien 17 a 18 ans: presque pas d'hommes de 20 a 30 ans. La guerre ! Pour lui, les hommes de 20 a 30 ans sont sous les armes. Malheureusement notre système de recrutement n'était pas tel que semblable constatation put être faite dans 'notre pays. La réflexion de Stiebing prouve une chose: il ne note pas ce qu'il voit, mais ce qu'il se figure devoir être. II laisse ainsi apercevoir ses préjugés.

Anlage 37. 14 Février 1914.

RAPPORT de la 8me compagnie du régiment d'Infanterie n° 178, au sujet des combats autour de Dinant, des 21 et 23 Aoüt 1914.

Le soldat Jentsch confirme, dans ses traits généraux, le témoignage du sous-officier Macher (2), sauf qu'il a réellement vu une grande flaque de sang dans un grenier; le soldat allemand mort ^lont il avait entendu parler avait déja été enlevé. II ne se rappelle plus de quelle compagnie il était. D'après ses déclarations, quatre civils furent encore fusillés le même jour, paree qu'ils avaient assailli une sentinelle du régiment d'infanterie n° 182. Ces gens avaient été retirés d'un couloir souterrain. C'est le lieutenant Trankner qui donna 1'ordre de les exécuter.

A 1'école militaire, nous surveillames environ 400 hommes en vêtements civils. Ceux-ci furent bien soignés et obtinrent plus tard 1'autorisation de recevoir les membres de leur familie. Le quatrième jour nous fümes relevés par le régiment d'infanterie de réserve n° 106,

(s) Lucius. lieutenant-commandant de Cie.

Suit la confirmation des déclarations ci-dessus par Jentsch, agé de 22 ans, qui prête serment.

La déposition de Jentsch est la quatrième de celles qui parient d'un soldat trouvé mort dans un grenier.

Signalons la multiplicité des versions relatives a ce fait.

(1) Le témoin ne peut s'être donner pour bilt de montrer la rigueur dont ont fait preuve les troupes allemandes. C'est, au contraire, la violence des attaques que celles-ci ont subies qu'il veut établir. S'il ne parle pas de ses camarades tués dans la lutte c'est évidemment paree qu'il n'en a vu aucun.

(2) Voir Anlage 29.

Sluiten