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Macher, (Anl. 29) qui n'a rien constaté lui-même, ne donne aucune précision et Jentsch n'a vu qu'une flaque de sang.

Le capitaine Wilke (Anl. 26) précise la position du cadavre, émet une supposition au sujet de la manière dont le soldat fut tué et ajoute que dans une chambre, a cöté du grenier oü le corps fut découvert, on a trouvé deux fusils de chasse qui, manifestement venaient d'être déchargés. Cependant, personnellement il n a rien vu non plus, et se borne a rapporter les déclarations de soldats.

D'aprés le sous-lieutenant Kipping, (Anl. 28) les soldats qui découvrirent le cadavre, auraient surpris prés de celui-ci un civil qui s'était emparé de ses armes et de ses munitions.

Ces récits — sauf celui de Jentsch — sont tous de seconde main; les détails qu'ils donnent se contredisent.

Qu'on ait trouvé un soldat mort dans un grenier n'est donc guère prouvé. C'est chose possible, cependant. Que faudrait-il en conclure ? Nous savons par les témoignages allemands qu'a Leffe, des maisons ont été occupées par des troupes pour riposter au feu des Frangais. Par la lucarne dun grenier un Allemand a pu fort bien tirailler contre ceux-ci. II s'y est fait tuer. II faut le parti pris de nos ennemis pour interpréter, sans hésitation, le fait contre la population civile, sans songer un seul instant a 1'hypothèse que je viens d'énoncer et qui aussi plausible, sinon plus, que leur affirmation.

Autre point de la déposition de Jentsch qui, ici encore, semble ne parler que par oui-dire: d un couloir souterrain on retire quatre hommes qui auraient assailli une sentinelle et on les fusille.

Sans doute, ils ont été saisis d'une contrition subite car, alors que leur capture aurait pu couter cher ils paraissent se laisser extraire de leur tanière sans se défendre. Je me demande même pourquoi les Allemands au lieu de s'exposer aux risques d'une résistance, fort a craindre de la part d'assassins, se sont donné la peine de les capturer au lieu de les tuer sur place.

Quant a la courageuse sentinelle elle semble avoir supporté sans broncher et sans en éprouver de dommage cette quadruple attaque. J'ai cherché en vain sa déposition. II faut croire que les rédacteurs du Livre Blanc Pauront jugée superflue. Je m'excuse de ne pas partager leur avis.

Au deuxième alinéa, le document que nous analysons change de forme. Ce n'est plus le récit de Jentsch qui se poursuit. L'auteur du rapport prend lui-même la parole pour débiter un mensonge ridicule. II aurait surveillé a 1'école militaire il

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