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Blanc prétendait démontrer: !a preuve de la culpabilité de la population et la justification du sang répandu.

La preuve n est pas faite; la justification n'existe pas.

De cette profusion de témoignages, une chose derneure cependant: la preuve, 1'aveu de la cruauté implacable des officiers et soldats du régiment n° 178.

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La documentation des autres régiments est loin d'être auss; abondante ; la valeur des témoignages reste la même.

Voici les trois pièces relatives au régiment n° 103.

Anlage 33. — Extrait du RAPPORT DE COMBAT du régiment d'infanterie n° 103.

23 Aoüt 1914.

A 4 heures 30 de 1'après-midi, le régiment regut, de la 32me division d'infanterie, 1'ordre de se rendre a Leffe. Dans le ravin, a 1'Est de ce village, le régiment fit halte derrière 1'équipage dé pont divisionnaire. Comme, des flancs de ce ravin, on faisait continuellement feu vers le fond du vallon, la 9rne compagnie regut ordre d'aller nettoyer le versant Sud. Un soldat du régiment fut grièvement blessé par un coup de feu parti d'une maison et tiré par un habitant du pays. La maison fut incendiée et les hommes qui s'y étaient trouvés, les armes a la main, furent fusillés. Le reste de la localité fut également purgé de francstireurs.

Anlage 34. Orainville 17 Mars 1915.

i Ksrl Antoine Emile LANGHELD, 43 ans, major au régiment d'infanterie n° 103.

Dans 1'après-midi du 23 A.oüt, je marchais en tête du régiment, avec mon bataillon, de Lisogne vers Leffe. Depuis le début du vallon de Leffe la marche se fit par a coups. Pendant la marche, arriva, de derrière, la nouvelle qu'un homme de la première compagnie avait été at teint d'un coup de feu parti d'une maison. Sur 1'ordre du capitaine Wuttig, les soldats de la lre compagnie incendièrent alors la maison et fusillèrent les hommes qui y furent surpris les armes a la main Durant toute 1 après-midi on entendit continuellement des coups de feu tirés dans les maisons de Leffe et sur les flancs des collines qui enserrent de droite et de gauche la vallée de Leffe. Une compagnie du ll"u bataillon de chasseur était occupée a purger les collines sur lesquelles se trouvaient des habitants armés.

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