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La 9me compagnie de mon régiment re^ut la même mission pour le versant méridional. (1)

Moi-même je continuai, avec la 10me et la llrae compagnie, jusqu'a la rive de la Meuse, pour y traverser le fleuve. Pendant ce temps, j'ai vu fusiller, a plusieurs reprises, des habitants males coupables.

Pendant la nuit du 23 au 24 apparurent a plusieurs reprises, prés de nos avant-postes, des fuyards en majorité des femmes et des enfants; parmi eux, il y avait un certain nombre de religieuzes conduites par un ecclésiastique. Je les installai dans une ferme prés de laquelle la llme compagnie avait établi son bivouac. Nos troupes leur donnèrent a manger de leurs provisions, kien quelles n'eussent elles-mêmes que peu de chose. Moi-même je rassurai les fuyards et, comme je devais continuer ma marche pendant la nuit, je donnai, au curé, un écrit constatant que ces gens ne s'étaient rendu coupables de rien. Je ne pouvais m'occuper d'eux plus longtemps, mais je priai 1'aumonier catholique divisionnaire Kaiser, que je rencontrai le lendemain matin, de faire en sorte, si possible, que ces gens soient mis en sécurité.

Anlage 35. Orainville 17 Mars 1915.

Martin RICHTER, 23 ans, sous-lieutenant a la lre compagnie du régiment d'infanterie n° 103.

Pendant que le Ier bataillon du 4rae régiment d'infanterie n° 103 se dirigeait, le 23 Aout 1914, vers le point de passage de la Meuse a Leffe, un coup de feu isolé fut tire d'une ferme. Un soldat de la lre compagnie du régiment fut blessé. Sur 1'ordre du capitaine Wuttig, on fouilla la ferme. Environ 14 civils m&les furent arrêtés, sur lesquels on trouva des armes et des munitions pour fusils de chasse, des pistolets, etc. Un gargon de 13 a 15 ans fut laissé en liberté a cause de son age; les 13 autres personnes furent fusillées.

* Comparons ces trois documents.

Avant 1'arrivée a Leffe, fusillade continuelle et inefficace, semble-t-il, d'après le rapport du régiment.

Pour le major Langheid, la marche devient seulement assez irrégulière: on lui rapporte qu'un hom me a été blessé.

Le lieutenant Richter, plus précis, spécifïe formellement qu'«« seul coup de feu fut tiré, blessant un hom me. Et encore ne dit-il pas 1'avoir constaté personnellement. Comment et par qui le fait fut il raconté et vérifié ? Mystère. On n'est fixé que sur la suite qu?il aurait entrainée : 13 hommes fusillés.

(1) Déja le matin cependant, ces collines avaient été inlassablement et minutieusement explorées.

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