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Le coupable est le capitaine Wuttig. II lui serait impossible de justifier ce crime. On ne reproduit pas ses explications. II est permis de soup^onner qu'on ne lui en a pas demandé. C'est malheureux pour la réputation de eet officier. Je pense qu'il aurait nié et fait valoir pour sa défense 1'invraisemblance de cette réunion de 14 hommes dans une seule maison isolée. C'est une étrange chose que 1'attitude de ces francs-tireurs. Ils sont la quatorze, tous armés. Un seul d'entre eux fait, une fois, usage de son arme pour 1'attaque. Aucun ne s'en sert pour sa défense. Ils semblent vraiment n'avoir pris les armes qu'afin donner a 1'ennemi un prétexte pour les fusiller et ne les avoir gardées en main que pour fournir une preuve contre eux.

Durant toute 1'après-midi du 23 Aoüt, rapporte le major Langheid, on entendit tirer a Leffe et sur les hauteurs avoisinantes; il n'a pas vu les tireurs et ne peut donc savoir s'ils sont Beiges ou Allemands. II vit, en outre, fusiller des habitants qu'il déclare coupables. La facilité avec laquelle Langheid délivre, par écrit, un certificat d'innocence a un groupe de fuyards dont il ne connait rien, montre, a tout le moins, qu'il forme son opinion a la légère. Des civils lui déclarent: " Nous sommes innocents,,. 11 le croit et 1'atteste. On lui dit que tels autres civils sont coupables ; il le croit aussi et il en dépose. II parait être un brave hom me et semble avoir trouvé satisfaction a faire un peu de bien. S il calomnie les Dinantais, au moins il n'invente pas mais se borne a répéter ce qui lui a été dit.

Placé a Leffe a partir de la soirée, dans les mêmes conditions que les officiers du régiment n° 178, il ne prétend pas, comme eux, avoir du subir une lutte acharnée contre les francs-tireurs. Son régiment, plus honnêtement commandé sans doute, n'a pas

commis les mêmes crimes que eet indigne 178me .

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Le régiment n" 102 n'arriva a Dinant que tard dans la soirée. Deux dépositions forment toute sa contribution a 1'enquête allemande. Pour faire pendant aux prodiges constatés par le capitaine Wilke, voici des histoires de revenants :

Anlage 64. Bertricourt, 16 Février 1915.

RAPPORT au sujet de la rencontre de la compagnie de mitrailleuses du régiment d'infanterie n° 102 avec des francstireurs, a Leffe, le 23 Aoüt 1914.

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