Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

le père Perreu et le frère Boug. (1) Les bas verts sont une coquetterie de 1 imagination du soldat Büchner; les " draps „ blancs representent la soutane blanche de ces religieux et les souliers bas sont leur chaussure habituelle. Lorsque les Allemands envahirent leur couvent, ces deux moines cherchèrent sous la voute du ruisseau un abri contre les violences. Poussés, sans doute, par la même curiosité qui amena Büchner a faire quelques pas dans cette galerie, un ou plusieurs des soldats alle-, mands qui se trouvaient au couvent, durent entreprendre d'explorer le cours du ruisseau et, découvrant les deux religieux, tirèrent sur eux. Ce sont les deux coups de feu entendus par Büchner. Chassés de leur abri par cette fusillade, les deux tuyards se jettent a 1 eau oü les attendait la mort sous les balles allemandes.

11 était inutile de connaitre cette explication pour saisir le ridicule du récit de Büchner. La moindre réflexion y suffisait. Les rédacteurs du Livre Blanc ont préféré ne pas réfléchir : il était si tentant de pouvoir affirmer dans leur apergu général que des francs-tireurs setaient déguisés eu femmes! L'enquête allemande ne fournit en effet pas d'autre exemple de semblable travertissement.

Dans la seconde partie de son récit, Büchner considère les deux coups de feu suspects commè un signal donné a des francs-tireurs occupant la fabrique (2). Immédiatement, ces francstireurs commencent a tirailler. On leur riposte a coups de mitrailleuses et pour s'en rendre maitre on doit incendier la fabrique.

C'est stupide, c'est faux.

Stupide, paree que des francs-tireurs embusqués dans la fabrique et prêts a faire feu pouvaient découvrir ce qui se passait sur la route. Ils n'avaient que faire de guetteurs placés de fagon telle qu'il leur était impossible de rien découvrir.

C est faux, car francs-tireurs et Allemands ne pouvaient voi sine* dans eet établissement, occupé depuis longtemps par les Allemands, comme le reconnaissent les rédacteurs du Livre Blanc. Ils disent en effet dans leur " apergu général „ : "La 9 compagnie du régiment n" 178 occupa, face a 1'ennemi établi

(!) V. Ie récit de 1'Abbé de Leffe, Chap. XIII, et la note de M»r Heyle. (2) Deja a propos des incidents de Ia nuit du 21 au 22 Aoüt, nous avons vu les Allemands attribusr Ia valeur dun signal a un coup de feu dont ils ii ont pas recherché 1'origine.

Sluiten