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entouré dun brassard blanc, qui, avec une arme a feu, avait tire dans la rue rèmplie de troupes. Plusieurs soldats morts et biesses gisaient, en effet, dans la rue; ils n'avaient pu être atteints que des maisons ou au travers des habitations situées du cöté du fleuve. Les soldats déclarèrent qu'ils s'étaient introduits de force dans la maison et en avaient fait sortir les habitants, parmi lesquels, en dernier lieu, eet homme.

Sans que je lui demande rien, 1'homme me déclara d'abord, en un allemand difficilement compréhensible, qu'il était médecin. Après que lui je lui eus adressé la parole en francais il me le répéta dans cette langue, ajoutant qu'il avait protégé les femmes qui se trouvaient dans les maisons et qu'il n'avait pas tiré sur les soldats. La-dessus je lui ordonnai de panser immédiatement un des blessés qui gisaient dans la rue. II me répondit qu il ne possédait pas de pansement. Je lui dis d'aller chercher des pansements a la pharmacie située juste derrière moi et m'étonnais déja, de ce que, s'il était réellement médecin, il n'efit pas songé a ce moyen si simple de se tirer d'affaire. Trés occupé et ne pouvant observer moi-même eet homme plus ongtemps, je chargeai un caporal et un soldat d'accompagner le prétendu médecin et de le surveiller. Quelque temps après, le caporal vint me rapporter, qu'au moment d'entrer avec lui dans le corridor de la pharmacie, le médecin avait tout d'un coup couru dans la partie arrière de la maison et non dans le magasin de la pharmacie situé a la rue. Sur quoi, ils 1'avaient tire hors de la maison et fusillé.

Dans une rue parallèle a la Meuse les balles de 1'infanterie franfaise ne pouvaient atteindre les Allemands. Cela est évident. II est évident aussi que des hommes pouvaient être tués ou blessés par les balles de shrapnels éclatant au-dessus d'eux. Cela explique, sans qu il soit nécessaire d'incriminer les habitants la présence de morts et de blessés gisant dans la rue. Qu'en pense le général Francke?

Oü aurait-on déniché le franc-tireur au brassard? D'après le général Francke ce serait dans une maison située a environ trente pas derrière lui. Si 1'on en croit Söring il 1'aurait capturé dans une pharmacie et celle-ci se trouvait juste derrière le général , c est celui-ci qui nous 1'apprend. Existe-t-il donc deux Vérités ? Les particnlarités révélées par Söring a propos de eet hommen ont pas une apparence de sincérité bien convaincante: un brassard porté au bras droit, (celui qui tenait le revolver,) ce bras passé, pour tirer, dans 1'entrebaillement des volets, jusque bien au-dela du coude et exhibant ainsi le brassard! Les choses ne se passent pas ainsi dans la réalité.

Observons que le général Francke ne trouve rien a redire a 1 exécution sommaire a laquelle le caporal et Ie soldat ont procédé.

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