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Le sac de Dinant et les légendes du livre blanc Allemand du 10 mai 1915

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qui venait de tomber mortellement atteinte d'un coup de feu a bout portant, puis relever sa fille de dix-sept ans frappée ellemême d'une balie a la jambe droite. La mère et Ia fille séparées pendant plusieurs heures d'angoisse se retrouvèrent a 1'ambulance de 1'Abbaye. La fiile est estropiée pour la vie. Le grandpère et le père furent tués le 24 au soir devant 1'Abbaye, laissant quatre orphelins.

Le cas de la familie Fondair, des Fonds de Leffe, est particulièrement atroce. Elle était composée du père de la mère et de cinq enfants. La mère allait donner le jour a un sixième quelques semaines après. Les soldats poussèrent toute la familie dans le ruisseau après avoir fi>sillé le père et les deux fils. La petite fille de trois ans avait été arrachée des bras de son père par un soldat qui la jeta a 1'eau, La mère parvint a la retirer au moment oü elle se noyait, et, a force de supplications, elle put sortir elle-même du ruisseau mais pour être entrainée jusqu'a 1'Abbaye avec les deux jeunes enfants qui lui restaient. La jeune fille, en effet, en voulant fuir, regut une balie mortelle. Qn a trouvé son cadavre mutilé dans Ta cave de sa maison brulée. La pauvre enfant avait dix-sept ans.

Dans ce même quartier, la familie Godinne perdit dix de ses membres. Le plus jeune des fils n'avait que seize ans. Epargné d'abord, grace a 1'intervention d'un officier blessé, il fut arraché des bras de sa mère par un autre chef et conduit a la fusillade, au mur de Ravet. Sa mère 1'encourageait: " Courage, mon fils, confiez-vqus a Dieu ! nous nous retrouverons au ciel! ! !„ et lui se tournant une dernière fois vers sa mère, lui cria: " Oui, maman, au revoir, au ciel! „ II tomba, foudroyé par une balie, prés des corps de son père de son frère et de ses autres parents.

C'est la encore qu'un pauvre aveugle fut fusillé. II se nommait Pirt (1). Son fils, déja blessé le 15 Aoüt, fut tué a cöté de son père. Ce coin de Leffe compta nonante victimes, et dans ce nombre il eut plusieurs adolescents de seize ans a peine. A 1'enclos Laprée, les femmes, veuves déja et mères d'orphelins, furent entassées dans des locaux trop étroits oü, serrées les unes contre les autres, elles durent rester debout pendant quarant-huit heures. A chaque instant des soldats venaient les terroriser en leur annongant qu'on allait les fusiller comme les hommes, les bruler vives sur place. Au soir, on les ligotte les mains derrière le dos et les enfants eux-mêmes furent liés au bras de leurs mères.

(1! Ce nom ne figure pas parmi ceux qu a publiés la Coinmission beige d'Enquête.

Peut être est-il mal orthographié ici et faut-il lire Piret. Deux victimes de ce nom qui figurent dans la liste des morts jointe au rapport de la Commission d'Enquête.

Peut être aussi s'agit-ii d'un nom omis dans cette liste qui nest pas compléte.

Des observations semblables s'appliquent a d'autres noms cités dans ce récit. La copie que j'en possède est défectueuse.