is toegevoegd aan uw favorieten.

Le sac de Dinant et les légendes du livre blanc Allemand du 10 mai 1915

Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

chèrent tous les hommes dispersés dans la maison et les engagèrent ase grouper prés de 1'officier. Plusieurs demandèrent avec anxiété ce qu'on allait faire d'eux. L'officier tenait son revolver de la main gauche. II était entouré de soldats, bayonnette au canon. II demanda si tous les hommes étaient bien la. On lui répondit 'qu'on les avait tous recherchés.

II dit, alors: " Levez les bras! n'ayez pas peur! on ne vous fera pas de mal ! Sortez! „ Tous les hommes défïlèrent en masse devant lui. II sortit le dernier en fermant la porte. Une minute se passé, le temps de faire 25 ou 30 pas. Un cri d'effroi s'élève, domine le bruit de la rue. II est poussé par ces 45 hommes, et, ,ea même temps, des coups de fusils retentissent en feu de peloton, simultanés. C'est fait. Tous ces hommes sont tués, sur la place de 1'Abbaye, en face du mur blanc de la maison Servais.

Le P. Prieur, comprenant ce qui vient de se passer, regarde par une fenêtre et voit tous ces hommes étendus, morts, la face contre terre, les bras en avant, pèle-mèle, les uns sur les autres. Tous avaient été frappés par derrière, a la hauteur de la poitrine ou a la tête. On peut voir encore après neuf mois, des traces de sang et de matière cérébrale sur le mur Servais.

Pendant toute la journée des groupes de 2, 3, 5 hommes furent amenés la, sur cette place, a mesure qu'on les découvrait dans les caves, les greniers et autres cachettes. Ils étaient fusillés sur les autres morts. Ainsi moururent Rifflard, Mandaux, Fondar, Lissoir agé de 70 ans, Piette agé de 75 ans, que sa femme vit fusiller. Ce dernier comptait déja 6 de ses enfants et parents parmi les morts.

Les tueries dans les maisons continuaient cependant. Devant le collége, prés du gazomètre, les soldats pénètrent chez LionLepas. La femme vient au devant. Elle tombe blessée gravement au poumon. Le mari tombe a son tour mortellement atteint. La vieille mère veut les secourir. Elle est tuée. Le grand-père malade était dans un fauteuil a la cave. II est fusillé sur place. Le plus jeune fils, couché sur un matelas, est protégé par le corps de ses parents qui ont pu se trainer jusqu'a lui. II échappa ainsi a la mort bien que les soldats aient encore tiré dans le tas. Seul, le siège sur lequel la mère s'appuyait fut atteint et brisé.

Vers 5 heures du soir, arrivé, devant 1'Abbaye, un groupe nombreux de femmes, d'enfants et d'hommes, prés de 80 en tout. En tête marchent M. Himmer, directeur de la fabrique et sa fille qui porte un drapeau blanc: un mouchoir au bout d'un baton. M. Himmer directeur de la fabrique et vice consul de 1'Argentine est au premier rang. Son petit-fils André, enfant de 11 ans, le tient par la main. Les hommes sont tous des employés de la fabrique. Ils s'y étaient réfugiés et y avaient passé la nuit et la journée. Ils durent sortir, vers 5 heures et furent amenés par les soldats vers 1'Abbaye, tous ensemble. M. Himmer a fait connaitre ses titres, offert de 1'argent et supplié l'officier d epargner la vie de ces pauvres gens. Rien n'y fait. L'offi-