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8 heures du soir, les trois compagnies furent continuellement engagées dans des combats de rues et de maisons, subissant des pertes notables, je fis, en exécution d'un ordre supérieur, fusiller etiviron 100 habitants coupables, de sexe masculin.

Nos propres blessés, de même que les habitants blessés — ces derniers atteints surtout par le feu ennemi partant de la rive gauche de la Meuse — furent fiansés et soignés, dans une maison aménagée a eet effet, par 1'oberarzt Dr Merx, médecin au IIme bataillon du régiment du roi n° 100.

Tant vaut le témoin, tant vaut la déposition.

Jugeons, d'après ses actes, le lieutenant-colonel, comte Kielmannsegg. Les troupes placées sous son commandement ont, sur son ordre ou du moins avec la complicité de sa tolérance, aligné le long de la Meuse des civils, hommes, femmes et enfants, pour se préserver du feu des troupes fran^aises. Le procédé a été employé a deux endroits différents: au faubourg St Paul et Place de la Prison. Les captifs ainsi traités étaient plus de 150 et pendant plus d'une heure on les a maintenus dans cette situation. Je ne sais si le comte Kielmannsegg a abrité son courage, a lui, derrière les jupes des femmes et les maillots des bébés. Mais derrière le bouclier vivant qu'il avait constitué a ses troupes, il a fait défiler celles-ci.

Cet officier supérieur a commis une lacheté.

En vain tenterait-il d'atténuer son crime en alléguant que les gens qu'il exposait a la mort étaient des francs-tireurs criminels. II n'y avait pas la de coupables et il le sait. " Les ordres, dit-il, étaient d'amener a la prison les civils pour autant qu'ils n'offrissent pas de résistance. S'ils résistaient, on devait immédiatement faire usage des armes.... De nulle part il ne m'est revenu que mes ordres avaient été transgressés. „ Or, tous les captifs dont les Allemands s'étaient fait un rempart furent, quand celui-ci devint inutile, conduits en prison. Aucun d'eux ne fut fusïllé.

Bien que les Francais aient rapidement cessé le feu dans la direction des civils exposés a leurs coups, leurs balles firent des victimes. Mlle Marsigny, agée de 20 ans, re?ut au front une balie francaise. La balie qui tue est innocente; le coupable est celui qui jette au-devant d'elle la victime. Le noble comte Kielmannsegg est coupable d'assassinat.

Sa déposition restant muette sur le moyen qu'il a employé pour protéger ses troupes contre le feu ennemi, le témoin est coupable d'une altération grave de la vérité.

Voila 1'homme!

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