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Major instaÜé a Marche qui, nous a-t-on déclaré, ordonna la déportation et la captivité. Le comte Kielmannsegg affirme dans sa déposition que les gens internés a la prison de Dinant n'avaient pas offert de résistance a ses troupes. A-t-il omis de le faire savoir a 1'Etat-Major de Marche ou celui-ci jugea-t-il ce point sans intérêt? Peu importe. Un fait demeure : 1'autorité militaire allemande a détenu, pendant trois mois, des gens dont 1'innocence était reconnue par celui-la même qui les avait fait arrêter.

En dehors des contre-vérités patentes que nous venons de relever le rapport du régiment du roi réédite naturellement 1'habituelle dissertation sur le thème connu : toute la population faisant feu. La variante est ici qu'on se serait servi de toutes les armes imaginables / Un détail intéressant est donné : c'est un grenadier, atteint de trois blessures, qui signale a 1'attention de ses camarades les maisons d'oü 1'on fait feu. Le sang-froid et 1'exactitude ne devaient pas être les qualités dominantes de eet observateur.

Anlage 9. Guignicourt, le 8 Janvier 1915.

Ernest Rodolphe PR1ETZEL, (régiment non indiqué) sous-Iieutenant de réserve, employé d'administration communale, a Bautzen

Lorsque la 5me compagnie du régiment du roi n° 100, pénétra dans Dinant, on tira sur la compagnie. Le feu provenait de maisons situées dans la ruelle étroite allant dans la direction d'Herbuchenne. J'ai, moi-même, vu tirer des coups, d'environ trois croisées. Le grenadier Oberlander fut tué, et environ deux ou trois autres furent blessés. Les-coups ne partaient certainement pas de la rive opposée de la Meuse qui n'était plus, a ce moment, que faiblement occupée par les troupes ennemies. Bien, au contraire, les coups furent tire's par des civils. Dans 1'étroite rue et plus prés d'Herbuchenne étaient étendus de nombreux soldats, blessés et tue's, de la 8me compagnie, qui avaient également été atteints par des civils tirant de ces maisons. On pouvait clairement distinguer que dans les maisons de Dinant, bombardées pourla plupart par notre artillerie, et qui étaient en flammes, des cartouches faisaient explosion. Les maisons étaient impropres a tout but militaire, notamment pour la défense. Les cartouches ne pouvaient donc avoir appartenu qu'a des bourgeois. Sur la rive opposée de la Meuse se trouvait un batiment couvert du drapeau de la Croix-Rouge. Les murs de clöture autour du batiment étaient pourvus de meurtrières. Le batiment avait donc été mis en état de défense, en dépit du drapeau de la Croix-Rouge.

II est faux que des hommes du régiment du roi ou d'un autre régiment aient posé des actes qui n'étaient pas absolument nécessités par la situation militaire ou par 1'attitude de la population civile.

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