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horrtme put se trouver a Pintérieuj et aux murs sans fenêtres ni ouvertures. Des balles allemandes frappant cette tourelle effritaient les briques en une fine poussière produisant absolument 1'effet de la fumée d'un coup de fusil. L'illusion était compléte : il semblait que 1'on tirait a travers le mur. Le témoin Prietzel peut avoir été dupe d'une erreur semblable, causée par des balles frangaises frappant 1'encadrement des fenêtres d'oü il a vu (?) tirer.

Nous en venons a la troisième affirmation de eet officier : des morts et des blessés allemands gisaient en deux endroits du chemin. Le témoin lui-même nous donne ce renseignement qui suffit pour décharger les Dinantais de 1'accusation qu'il porte contre eux : 1'autre rive de la Meuse était occupée par les Francais. De ce qu'ils étaient peu nombreux Prietzel conclut, avec la logique du parti-pris, que les coups de feu qui avaient atteint les Allemands ne provenaient pas des troupes fran^aises. II est permis de ne pas raisonner comme lui.

Quatrième affirmation : dans les maisons en Hammes on entendit des cartouches faire explosion Et quand cela serait ? II serait uniquement prouvé que des habitants avaient commis 1'imprudence d en conserver chez eux et désobéi aux ordres de leur bourgmestre. Ce n'est pas une infraction aux lois de la guerre et les Allemands n'ont pas a incriminer une désobéissance aux ordres des autorités beiges, lis trouveraient toutefois, dans ce fait, une juste raison de soupgonner les habitants d'avoir conservé ces munitious pour en faire mauvais usage. Rien ne les autorise a faire de ce soupcon une preuve. Si 1'on veut imaginer le vacarme qui régnait a ce moment a Dinant, le ronflement des incendies, les craquequements des toitures s'effondrant dans les flammes, les mille bruits indéfinissables dont s'accompagne 1'embrasement d'une ville, la canonnade qui grondait, le crépitement d'une fusillade incessante, on croira difficilement qu'une oreille humaine puisse être assez exercée pour discerner, au milieu de ce fracas effrayant, 1'explosion de quelques cartouches et 1'endroit oü elle se produit. Prietzel a 1'affirmation téméraire.

II n est pas moins audacieux quand il délivre aux troupes du régiment du roi un certificat de moralité dont elles ont grandement besoin. Sur 1'ordre d'un de leurs officiers, les hommes de ce régiment ont, avant de les transférer a Cassel, dépouillé les prisonniers de tou{ 1'argent qu'ils possédaient. J'aimerais entendre le témoin expliquer par les nécessités de la situation militaire, ce vol a main armée.

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