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Le sac de Dinant et les légendes du livre blanc Allemand du 10 mai 1915

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Bourse. „ La dessus j'ouvris son gilet et en retira un petit revolver dont un coup déja avait été tiré. Le vieillard n'a pas été fusillé, que je sache.

A en juger par la fusillade continuelle, tous les habitants de Dinant doivent bien y avoir participé.

Pendant que nous nous occupions de la petite fillé de 13 ans blessée, son père, Luxembourgeois habitant Dinant, et parlant médiocrement rallemand, raconta qu'a Dinant, des parents avaient donné des revolvers a leurs enfants de 10 et 12 ans, pour qu'ils tirent sur les " Allemands „ (1)

Dans la prison nous trouvames environ 8 pistolets et autant de sabres, ainsi qu'une caisse a cigares contenant des douilles en carton chargées a plombs.

Pauvre Bartusch! II s évertue a expliquer comment des femmes et des enfants auraient pu être atteints accidentellement lors de la fusillade qui coucha 129 hommes sur le sol. Rassurons-le d'un mot : ni femmes ni enfants ne furent tués a ce moment.

Bartusch a de 1 imagination. C'est elle qui lui fait voir dans une maison déja fouillée, derrière une porte secrète, deux hommes armés. Nous savions déja par "1'apergu général,, que de nombreux souterrains et cavernes servaient de repaires aux francs-tireurs. Voici maintenant une maison machinée! Décidément la ville était truquée comme un décor de féerie. Cela n'explique pas pourquoi les deux hommes découverts par Bartusch, et qui n'ont pas fait feu sur lui, s obstinaient a tenir en main leurs revolvers a demi déchargés.

Le témoin nous apprend qu on tirait de toutes les ouvertures des maisons, et notamment de trous creusés a la hache (eingehackt) entre le mur et le toit.

On incrimine beancoup les Dinantais a propos de ces trous oü 1 on voit une preuve des dispositions prises en vue d'un combat de rues. Si les militaires allemands s'étaient donné la peine d'examiner ces ouvertures, ils auraient pu se convaincre, au vu des nids de moineaux dont elles sont encombrées, qu'elles avaient été pratiquées bien longtemps avant la guerre. Ce sont des trous d'hourdage destinés, suivant 1'usage du pays, a faciliter 1 érection d échafaudages quand il faut réparer les murs ou repeindre les fa?ades. Encore une légende qui a vécu ! Elle montre comment les faits les plus simples, vus sous 1'angle des préjugés allemands, peuvent revêtir une apparence coupable et sinistre.

(1) Ce mot est en francais dans le texte.