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Le sac de Dinant et les légendes du livre blanc Allemand du 10 mai 1915

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Bartusch parle de la blessure recue par le capitaine Legler. Le comte Kilmannsegg la mentionne aussi dans sa dépositon et rapporte, en outre, qu'il a fait fusiller le civil coupable d'avoir blessé eet officier.

Infaillibilité des accusations allemandes ! Un second citoyen va payer de sa vie le même crime. Je ne fais pas confusion, il s'agit bien d'un second coupable. Reprenons le récit de Bartusch. Deux grenadiers amènent un homme et disent: il a blessé le capitaine Legler. Ils ne font pas allusion a 1'ordre que leur aurait été donné de fusiller le prisonnier. Cet ordre, ds ne 1 ont donc pas encóre regu; ils ne le recevront pas. On ligotte 1'homme et on remmène. Sans doute, on va le faire comparaïtre devant un officier. Mais voila que, dans les rues pleines de soldats allemands, des civils se ruent sur Bartusch et les grenadiers. Paternes comrae les agents de police d'une petite ville le jour d'une manifestation plus bruyante que séditieuse, ceux-ci se laissent arracher leur prisonnier. Pour le garder, ils dédaignent de faire usage de leurs armes. Rebelles et grenadiers se retirent sans encombre de la bagarre. Mais le vieux dieu des Allemands veil^nt. II remettra le coupable aux mains des justiciers et Bartuscn reverra son prisonnier parmi les gens que 1'on fusille en masse.

La conclusion? Le capitaine Legler est blessé on ne sait par qui ni comment. On affirme que c'est par un franc-tireur et de ce chef on fusille deux personnes.

Une chose est exacte dans la déposition du témoin: a la prison il a trouvé huit pistolets et autant de sabres. Cet arsenal lui semble suspect? Ce sont tout simplement les armes réglementaires des gardiens. Bartusch y ajoute une boite contenant des cartouches a plombs. Peut-être dit-il vrai. II n'y avait pas de fusils; ces cartouches ne révèlent donc pas d'intentions bien coupables. Même, leur découverte n'a rien de sensationnel. Fréquemment, la gendarmerie arrêtait et amenait a la prison de Dinant des braconniers qui avaient une peine a purger. Au moment de leur incarcération on fouille les détenus et Ion depose au greffe de la prison les objets que le réglement ne permet pas d'introduire dans les cellules. Les cartouches sont de ce nombre.

Relevons une dernière allégation de ce témoin. Les Dinantais ont armé de revolvers même des enfants de 10 a 12 ans.

Pauvres gossesl Leurs armes devaient être plus dangereuses pour eux-mêmes ou pour leurs voisins que pour 1'ennemi. n'était pas nécessaire pour faire justice de cette fable que le Luxembourgeois accusateur nie, comme il le fait; les propos que