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Bartusch lui prête.(Voir, a la fin du volume, la note de Mer Heylen).

II n'est pas besoin de longs raisonnements pour démontrer 1'invraisemblance du récit de Bartusch affirmant, qu'a la prison, il aurait surpris un vieillard porteur d'un revolver.

Tout le monde était fouillé minutieusement dès le moment de 1 arrestation. Comment ce revolver, si mal dissimulé quand Bartusch 1'apersoit, aurait-il échappé aux premières recherches? Comment admettre 1'inconscience du vieillard qui le portait et qui, a la prison, n'aurait pas songé a se débarasser d'une pièce a conviction si compromettante? Rien cependant ne lui eüt été plus facile: pressés les uns contre les autres comme nous 1'étions les soidats assez peu nombreux qui nous gardaient ne pouvaient surveiller constamment chacun de nous.

Peut-être ai-je eu tort de fatiguer le lecteur en relevant toutes les incohérences des quelques documents relatifs a cette partie de la ville que le Livre Blanc commet 1'imprudence de livrer a la publicité.

Une seule remarque aurait suffi a en démontrer 1'inanité.

Devant les soidats chargés de leur exécution, un grand nombre d'hommes — les coupables! — étaient rangés. Au mépris des ordres sages et prudents de leur gouvernement, de 1'autorité provinciale et du bourgmestre de leur cité ils auraient entrepris la lutte contre 1'armée allemande. C'étaient, 1'Allemagne le jure, des criminels fanatiques pris les armes a la main. En engageant ce combat désespéré ils savaient la victoire impossible. Ils avaient joué leur vie contre celle de quelques soidats ennemis. La partie perdue, 1 heure était venue de payer. Ils allaient mourir et le savaient; et le dernier sursaut de violence de la béte acculée ne vint pas réveiller leurs énergies brisées, les précipiter tête baissée sur le peloton d'exécution, luttant des pieds et des poings, des ongles et des dents, arrachant des armes aux soidats étranglés, pour se battre encore et risquer une dernière chance de salut! Tout au moins, s'il fallait périr, ils auraient succombé après avoir de nouveau couché sur le sol quelques uns des Allemands abhorrés et seraient morts dans 1'exaltation d'une suprème défense et la fièvre de la vengeance.

Non! ces braves ont préféré se' laisser abattre peureusement, pressés les uns contre les autres, passifs, inertes comme les moutons d'un troupeau qu'on égorge.

Le Livre Blanc allemand place, dans la crédulité de ses lecteurs, une confiance.... impertinente.

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