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non loin du Rocher Bayard, immédiatement au Nord des Rivages. A la suite de ces faits, les otages furent fusillés sur 1'ordre d'un officier des grenadiers, hom me d'un certain age (eines alteren Grenadier-Offiziers).

Anlage 48. Neufchatel, 2 Mars 1915.

Fritz Eugène STEINHOFF, 48 ans, major commandant des pionniers du XIIme Corps d'Armée.

Le 23 Aoüt 1914, vers 5 heures de 1'après-midi, j'arrivais prés du point de passage aux Rivages. II n'y avait encore personne a eet endroit si ce n'est une patrouille d'officiers des pionniers. Je me rendis a la rive et marchai ensuite 100 mètres environ dans la direction d'Anseremme. Quelques soldats attirèrent mon attention sur le fait qu1 on faisait feu du pont et des maisons, prés du pont. Des soldats blessés gisaient dans la rue. On fit aussi feu sur moi et d'autres soldats me conseillèrent de ne pas aller plus loin. Je retournai vers le point de passage et y rencontrai le colonel Meister. Je lui fis rapport sur ce que j'avais vu. Le colonel fit nettoyer les alentours, par une section qui ramena une assez grande quantité d'hommes et de femmes. Les hommes furent placés contre un mur prés du point de passage, les femmes et les enfants un peu plus loin en aval. On continua ensuite a construire le pont et a passer le fleuve. Quand la construction du pont fut arrivée a une quarantaine de mètres, une vive fusillade fut ouverte, des maisons des Rivages et des rockers qui dominent le village, sur les pionniers au travail et sur les grenadiers qui attendaient. Personnellement, j'ai entendu siffler cent balles, a ce que j'estime. II se produisit une grande confusion. Tous cherchèrent a s'abriter et le travail fut arrêté 1 Les grenadiers aussi qui se trouvaient en masse compacte étaient fort agités. Je retournai a travers un ~jardin vers la Meuse pour m'enquérir des pionniers. A ce moment crépita le feu de 1'ennemi et j'entendis au même instant une couple de courtes salves tout prés de moi. Je revins ensuite sur mes pas et vis, a 1'endroit oü s'étaient trouvés les hommes prisonniers, un monceau de cadavres. A partir de ce moment le feu des francs-tireurs cessa complètement et la construction du pont continua sans encombre.

Coordonnons ces documents pour leur demander la vérité. Certains d'entre eux laissent échapper des aveux précieux et, res rniranda, celui du major von Zeschau paraif entièrement sincère.

Le capitaine Ermisch est le premier Allemand qui arrivé aux Rivages. Tout y est calme. Pendant une heure il attend sa compagnie qui survient enfin avec d'autres troupes. (Anl. 46). Le premier

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