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soms dé celle-ci est d'arrêter les habitants a titre d'otages. (Anl. 39 et 46). Cette opération s'effectue sans amener de résistance de la population et les Allemands cornmencent la construction d'un pont en même temps qu'ils transportent déja des troupes sur 1'autre rive du fleuve. (Anl. 39).

A 6 heures arrivé le major von Zeschau. Les habitants sont invisibles, les maisons closes. Par prudence le major von Zeschau les fait fouiller. On les trouve désertes : les habitants, nous le savons, étaient déja arrêtés. Cet officier stationne encore un certain temps au bord de la Meuse et constate que la construction du pont s'effectue sans encombre. Après avoir vu une partie des troupes effectuer sans obstacle le passage de la Meuse, le major von Zeschau retourne auprès du commandant du XIIme corps d'armée. (Anl. 45).

Jusqu'a ce moment la présence des troupes fran^aises sur 1'autre rive de la Meuse n'avait guére gêné les opérations allemandes. Leur tir trés faible n'avait pas empêché les grenadiers de se masser prés du point de passage. (Anl. 39).

Soudain une fusillade éclate dirigée sur 1'êxtrémité du pont, sur les hommes au travail et sur les grenadiers massés en attendant le moment de passer le fleuve. (Anl. 46 et 48). Elle partait dit-on, des maisons des Rivages, (Anl. 39 et 45), de ces maisons et des collines voisines. (Anl. 46 et 48). II s'ensuit une grande confusion parmi les soldats (Anl. 48), qui cherchent a se mettre a 1'abri ; ceux qui construisent le pont sont obliges de se réfugier sous les planchers des pontons (Anl. 46 et 48).

Quelques courtes salves et, a 1'endroit qu occupaient les pri-

sonniers, il n'y a plus qu'un tas de cadavres. (Anl. 48). Les

otages étaient fusillés. (Anl. 46).

Nos ennemis ne récuseront pas ces témoignages. Ce sont les

leurs.

Le quartier est donc paisible quand y arnvent les premiers allemands. On ne les attaque pas. Des troupes nombreuses surviennent et s'emparent des habitants comme otages. Pas de rébellion Le major Steinhoff, il est vrai, prétend que 1'on avait fait feu sur lui et sur ses hommes (Anl. 48). Formellement contredite par les trois autres documents qu'on vient de lire, cette accusation est sans valeur, et c'est par une métamorphose regrettable de la vérité que le témoin représente 1'arrestation des habitants comme une conséquence de cette attaque. Donner a cette opération 1'apparence d'une répression nécessaire, tel est le but visible de 1'accusation produite par le major Steinhoff.

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