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Personne donc sur ces collines ; le bon sens et 1'évidence le démontrent.

C'est le naufrage de la seconde partie de 1'accusation.

Veut-on une autre preuve ? Voici. Au pied de ces collines, contre les maisons, les grenadiers étaient groupés en masse compacte. Ils attendaient le moment de franchir le fleuve, sur le pont que les Allemands construisaient au point d'accostage pour bateaux que 1'on voit sur le cliché ci-contre. Le major Steinhoff, invulnérable, a entendu siffler une centaine de balles. Elles n'ont touché, ni lui, ni aucun de ses grenadiers 1 L'inefficacité de cette fusillade suffit a démontrer qu'elle n'est pas le fait de francs-tireurs brülant leurs cartouches, a bout portant s'ils étaient dans les maisons, a trés courte distance s'ils se dissimulaient sur les collines. Pour être aussi inoffensives, des balles doivent venir de loin.

Dira-t-on que les troupes allemandes étaient massées en contrebas de la route, auprès du pont? Mais elles y étaient absolument a 1'abri de toute fusillade partie de la rive droite. Aucun tireur ne se fut avisé de leur envoyer des balles évidemment inutiles.

La vérité est que les troupes fran^aises, au feu desquelles l'artillerie allemande avait imposé silence, voyant les travaux de construction du pont s'avancer, et apercevant des troupes massées, profitèrent de ces circonstances pour ouvrir a nouveau le feu sur 1'ennemi qui ne s'attendait pas a cette attaque subite (Anl. 46 et 48).

Alors, furieux et rageur, un misérable donna 1'ordre de fusiller des femmes et des enfants !

C'était 1'exécution de la menace proférée peu avant par i'officier même qui a ordonné le crime : " Si les Francais tirent encore une seule fois, tous, sans exception, hommes, femmes et enfants, tous, vous serez tués.,, (1)

Le major Steinhoff nous dit qu'a partir de ce moment le feu des francs-tireurs cessa complètement (Anl. 48).

La raison, qui n'a pas crainte de se mettre en contradiction avec un major allemand, nous affirme, elle, que ce massacre révoltant aurait eu, sur la conduite des francs-tireurs, un effet tout opposé. Ils n'avaient plus a craindre pour les leurs : au lieu d'otages, pour la vie desquels ils devaient trembler, il n'y avait plus qu'un tas de cadavres, des morts a venger !

(1) Voir note de Mgr Heylen, a Ia fin du volume.

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