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Le sac de Dinant et les légendes du livre blanc Allemand du 10 mai 1915

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Avec Sa maladresse ordinaire le rapport de Beriin épingle soigneusement et fait sienne, en la répétant, la sottise débitée par le major Steinhoff.

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Les récits allemands qui précédent nous montrent la rapidité avec laquelle se sont déroulés ces tragiques événements. Au calme qui régnait d'abord succèdent quelques coups de feu tirés sur les Allemands et le massacre immédiat des otages qui en fut la conséquence. (Anl 46, 48).

Entre ces faits il n'y a pas de place pour la véritable bataille que nous dépeignent les deux documents suivants.

Anlage 43. — Extrait du RAPPORT DE COMBAT du régiment de grenadiers n° 101, du 22 au 30 Aout 1914.

Le 23 Aoüt 1914.

Le Boiirgmestre du village des Rivages (1) se présente. II assure qu'aucun des habitants n'est en possession d'armes et qu'il ne se produira aucune attaque quelconque contre les troupes. Après que 1'équipage de pont divisionnaire fut arrivé, les pionniers commencèrent la construction d'un pont sur la Meuse. Mais une forte fusillade ennemie provenant en partie de troupes d'infanterie et en partie des habitants de I'autre rive (2), transperce les pontons et rend impossible la continuation de la construction.

On fait d'abord passer la Meuse a la 2me compagnie, qui sur un front étendu, traversa la localité de Neffe oü on tire sur elle des maisons et du talus du chemin de fer. Plusieurs civils, qui, c ach és dans des embuscades, ont fait feu sur la compagnie, sont fusillés et les maisons incendiées.

Suivant la 2me compagnie, les autres compagnies du Ier bataillon, ont aussi atteint les Rivages. Pendant que le bataillon se trouvait prés de la Meuse et attendait pour traverser il fut assailli des maisons par des villageois. De toutes les fenêtres, de derrière les haies des jardins, des collines, des balles et des chevrotines tirées par les habitants grèlent sur les compagnies.

Le bataillon regoit immédiatement 1'ordre d'entamer la lutte avec ces villageois fanatiques. Baïonnette au canon, les grenadiers s'avancent a travers les rues étroites. Au moyen de pioches, de hachettes et de cognées, les portes et les fenêtres fermées sont forcées. Les grenadiers pénètrent par groupes dans les maisons pour s'y emparer des habitants qui continuaient a tirer sur nous. Ce n'étaient pas seulement des hommes et des jeunes gens qui

(1) Le faubourg des Rivages fait partie intégrante de Dinant. II ne constitue pas une commune distincte. II n'y a donc pas de bourgmestre des Rivages.

(2) C'est nous qui soulignons ce passage.