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prenaient part au combat, maïs aussi des vieillards, des femntes et des enfants. Les francs-tireurs avaient bien choisi leurs lieux d'embuscades. Déja la nuit tombe, et cependant le feu ennemi ne diminue pas encore. Notre but est d'atteindre 1'autre rive de la Meuse mais, d'autre part, les troupes et les équipages qui nous suivent doivent pouvoir traverser la localité sans être assaillis de nouveau. Ainsi il ne reste plus qu'un seul moyen: 1'incendie du village ; aussi celui-ci ne forma-t-il bientót qu'une mer de flammes.

Du massacre des otages, pas un mot ! Omission voulue qui constitue une preuve manifeste et nouvelle du manque de sincérité des officiers allemands, présentant les événements non sous leur aspect réel, mais comme ils voudraient qu'ils se soient passés.

Un aveu a noter: le feu dirigé sur les pontons et qui interrompit la construction du pont est parti de la rive gauche du fleuve. C'est la confirmation de la démonstration faite plus haut. C'est tout ce qu'il faut retenir de ce rapport. II n'y a pas a le réfuter: les documents allemands reproduits plus haut le font avec toute la précision désirable.'

Le rapport du régiment de grenadiers n° 101 est une ceuvre de pure imagination.

II en est de même de 1'odieux factum du major Schlick (Anl. 44). Sa violence emportée et 1'excès des accusations qui y sont produites amènent a se demander si 1'on se trouve en présence d'un témoignage ou du plaidoyer d'un accusé défendant sa ProPre cause. Voici la pièce.

Anlage 44. — RAPPORT au sujet des combats dans les rues aux R.ivages, (Dinant), le 23 Aoüt 1914.

Les compagnies du régiment des grenadiers n° 101 qui avaient atteint les Rivages dans 1'après-midi du 23 Aoüt 1914 durent être retirées de six a huit cents mètres sur la route du Pont de Pierre, (1) paree que notre propre artillerie avait ouvert un feu intense sur la région oü se trouve cette localité. (2) Le bourgmestre de ce lieu, mandé par moi en eet endroit, rn'assura quil n'y aiflait pas d'arme, et que la population ne médilait aucun attentat contre nos troupes. II fut chargé de mettre a la disposition des compagnies, dans un temps déterminé, du beurre et du pain et cela a la sortie du village, a 1'endroit oü se fit plus tard la construction du pont. Les compagnies ne purent

(1) II s'agit de la route de Froidveau. Le Pont de Pierre est un "lieu dit,, situé sur cette route.

(2) A 1'insu des pionniers!

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