Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

effroyables d'une pareille lutte, j'ai, dans la suite, toujours admire la conduite calme de nos troupes vis a vis de ces brutes et^ la fagon dont elles s'abstinrent de toute cruauté, même quand elles se trouvaient elles-mêmes exppsées de la fagon la plus grave (1).

(signé) Schlick Major commandant du Ier bataillon du régiment de grenadiers n° 101.

(sans.date).

Et c'est après avoir vu les cadavres pantelants des enfants mutilés par les balles de ses bandits que le major Schlick éprouve cette réconfortante admiration!

Brave coeur, va!

Je n'ai rien a dire de ce témoignage.

On s'efforce a Berlin de justifier ce massacre d'otages. " Leur exécution, lisons-nous dans 1' " aper?u général, „ était d autant plus justifiée qu'il n'est guère possible de croire qu'il y ait eu des innocents puisque la population entière avait pris part a la lutte. „ La mauvaise foi de ces messieurs est stupéfiante. Des documents qu'eux-mêmes publient il résulte nettement que les victimes sont des otages pris avant qu'un seul coup de feu eüt été tiré contre les

troupes allemandes. (Anl. 39, 45, 46).

" L'exécution des otages qui eut lieu dans différentes parties de la localité, dit encore 1' " apergu général, „ répond également au droit militaire. „ J'ignore le droit militaire allemand mais je connais au dessus de lui un commandement et une justice imprescriptibles qui défendent de verser le sang innocent.

" Non occides. „ —

Les rédacteurs du Livre Blanc ne paraissent pas en avoir soup-

gonné 1'existence.

La documentation que les Allemands nous livrent sur la tragédie des Rivages n'est pas compléte.

II y manque une pièce et un nom.

Une pièce : la déposition du colonel Meister. 11 se trouvait sur les lieux ; il y commandait. II est responsable du sang versé.

(1) Une réflexion suggestive. II y a pour les événements des Rivages deux groupes de témoins : 1° les pontonniers, a peu pres daccord entre eux, qui donnent une version de 1'affaire; 2° les grenadiers qui s'entendent et presentent les événements sous une face différente. Entre les récits de ces deux groupes pas de contact. C'est au point que si 1'on relisait leurs temoignages en faisant abstraction de la désignation du lieu, on ne se rendrait pas compte qu ils parient des mêmes faits.

Sluiten