Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

1'hospitalité compatissante de leurs compatriotes au lieu de la détention de trois jours qu'ils durent subir, en butte aux injures, aux outrages, aux menaces de la soldatesque qui les gardait, en proie aux privations de la faim et aux souffrances de toutes les angoisses. Mais il ne fallait pas qu'ils pussent retourner a Dinant oü leur présence aurait gêné les opérations des pillards.

Le témoin nous explique ensuite, qu'ayant examiné les cadavres (il en compte 30 a 40 au lieu de 90 (1), il constate que parmi les tués se trouvaient quelques femmes. " ües jeunes gens formaient de beaucoup la majorité,,. Cette fa£on de ne parler que de " la majorité „ est une admirable trouvaille qui disperse ingénieusement de parler des vieillards aux cheveux maculés de rouge et des nourrissons aux lèvres desquels perlait*, au lieu d'une goutte de lait, du sang!

La manière de ce témoin est par trop subjective.

Aussi ne peut-on accorder créance au récit de son entretien avec une femme de Taviet qui lui aurait dévoilé quelques détails des machinations ourdies par les Dinantais contre 1 armée allemande. Le Dr Petrenz pouvait facilement connaitre le nom de son interlocutrice. II aurait été sagement inspiré en le faisant connaitre. Cette précaution eüt permis le controle de sa déposition, controle que doit souhaiter tout témoin sincère. On aurait pu rechercher oü cette personne avait appris les renseignements qu'elle livrait si complaisamment, et s'assurer que le docteur Petrenz a, malgré la différence de langues, compris exactement ce qu'on lui racontait. On aurait vu enfin : si son récit n'est pas inventé de toutes pièces.

Les rédacteurs du Livre Blanc ramassentces potins, les modifient de fa?on a en étendre la portée et dans la forme suivante, les présentent comme un fait de notoriété publique : "Déja avant le 23 Aoüt la population des environs de Dinant savait qu on avait organisé a Dinant un guet-apens contre les troupes allemandes. On savait que les actes d'hostilité commis par des habitants du pays contre les troupes allemandes a Sorinnes et dans d autres localités situées a 1'Est de la Meuse étaient, en partie, le résultat de 1'action d'émissaires venus de Dinant (Anl. 12 (2) et 51). (Voir apergu général de la Commission d'Enquête allemande, page 56).

(1) Cechiffre est celui que donne Msr Heylen. J'avais cru et j'ai écrit que le

nombre des victimes était de 80.

(2) On ne voit pas ce que vient faire ici cette mention de 1 Anlage 12, qui

ne contient rien de semblable.

Sluiten