Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

Anlage 41. Proviseux, le 2 Mars 1915.

Kurt Frédéric FABER, sous-officier a la 10me compagnie du régiment de grenadiers a° 101, 22 ans.

D'après mon journal de guerre, j'ai passé la Meuse, a Dinant, le dimanche 23 Aoüt 1914, a 6 heures 5 minutes du soir, avec le major von Zeschau et environ trois détachements de grenadiers. Nous voulions occuper les hauteurs d'en face que 1'on croyait occupées par 1'ennemi. Chemin faisant, j'ai remarqué que dans une rue latérale, une femme tira sur nous au moyen d'un revolver a travers une porte entre-baillée. La dessus, je tirai vers Ia femme qui ferma brusquement la porte. J'ignore si je 1'ai touchée.

Anlage 42. Proviseux, le 2 Mars 1915.

«

Franz Otto SCHLOSSER grenadier a la 10me compagnie du régiment de grenadiers, n° 101.

Le 23 Aoüt 1914, dans 1'après-midi, je passai en barque la Meuse a Dinant avec le capitaine Graisewsky et le lieutenant von der Decken ainsi que des hommes de la 10me compagnie du régiment de grenadiers n° 101. Quand nous arrivames vers le milieu du fleuve un feu violent fut ouvert sur nous de différents cötés. Sur 1'ordre du capitaine, nous occupames sur 1'autre rive un fossé. Des maisons situées a droite et a gauche on fit feu sur nous. J'ai vu, de mes propres yeux, a une fenêtre d'une maison, plusieurs femmes qui liraient sur nous. Le capitaine nous donna alors 1'ordre de faire sortir les habitants des maisons. Nous en retirames, environ 20 personnes, rien que des femmes et des enfants, je crois, qui, furent conduites comme prisonnières prés de la Meuse. Nous avons ensuite encore incendié les maisons.

Des circonstances nouvelles augmentent, pour les Allemands, la difficulté de se rendre compte, ici, de ce_ qui passé.

Allemands et Francais sont en contact immédiat. En effet dans la soirée du 23 Aoüt, sur la rive gauche de la Meuse les Francais contre-attaquent vigoureusement, rejettent dans la Meuse des troupes allemandes qui avaient passé le fleuve et ne se retirent qu'a la nuit. Cela est établi par des renseignements fournis par 1'autorité militaire frangaise. (Livre Gris Beige p. 235).

L'endroit d'oü, a ce moment, partent des coups de feu ne permet plus aucune induction. Les circonstances elles-mémes énervent la valeur des témoignages.

Nous avons ceux d'un sous-officier et d'un soldat. (Anl. 41 et 42).

Sluiten