Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

soldats francais qui tenaient encore la campagne, avis les invitant a se rendre. Coupés des forces frangaises, ces braves firent longtemps sur la *rive droite de la Meuse une guerre de guérillas. lis se tenaient habituellement dans des bois qui ne sont éloignés de Dinant que de quelques kilomètres. II y avait parmi eux des officiers et 1'on peut trés bien admettre que, le 24 Aoüt, ils cherchèrent a se rapprocher de la Meuse pour tenter, le cas échéant, de franchir le fleuve et de rejoindre leur corps. Le major Paazig n'a pas vu les tireurs qui 1'ont inquiété et qui, pour tirer du haut des collines jusque dans la Meuse, devaient être armés, non d'armes de chasse, mais de fusils rayés. Est-il en mesure d'affirmer que le tir dont il parle n'était pas entretenu par des soldats francais? Non; pas plus qu'il ne peut affirmer que les balles tombant a 1'eau, prés de lui, n'étaient pas des balles perdues, tirées sur les hauteurs, par les Allemands, contre les Dinantais qui fuyaient la ville.

2°) On fait feu d'une maison. On la fouille et 1'on trouve deux civils porteurs de cartouches. Pour tirer il leur avait aussi fallu des fusils. Et 1'on ne découvre pas ceux-ci. Dans quelle cachette invraisemblable ont-ils pu être dissimulés et comment les cartouches n'y ont-elles pas trouvé place a cöté des arm es?

3n) D'autres coups de feu furent tirés sur les troupes, partant de 1'une et 1'autre rive de la Meuse. II ne parait pas qu'il y ait eu des victimes. Le témoin n'a pas vu qui tirait. De quel droit accuse-t-il la population, quand il sait que pendant toute la journée les Allemands ont tiraillé tantöt d'un cöté tantöt de 1'autre? II est vrai qüe, pour un officier allemand, tout coup de fusil dont 1'origine est inconnue a été tiré par un franc-tireur.

Anlage 50. Neufchatel, 18 Février 1915.

Dr Paul KAISER, 52 ans, aumönier divisionnaire catholique a la 32n,e division d'infanterie.

J'ai été a Leffe depuis le soir du 23 Aoüt jusqu'au matin du 25. Dans 1'aprés-midi du 24 Aoüt, un capitaine que je connaissais m'invita a prendre avec lui une assiette de soüpe. Cela se fit daris une cour oü se trouvait aussi 1'ordonnance du capitaine, qui préparait la soupe, et deux ou trois hommes qui travaillaient a un automobile de charge. Soudain nous entendimes quelques coufis de^feu et des balles passèrent a peu de distance au dessus de nous. Naturellement nous en fümes tous fort émus. Dans la direction d'oü semblaient partir les coups, a environ 100 mètres de distance, se trouvait une maison en briques de construction

Sluiten