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assez récente. Entre le premier étage et la mansarde, se trouvait une bande blanche dans laquelle on voyait plusieurs trous d'oü sortait de la furnée. Celle-ci provenait évidemment d'un coup de feu tiré immédiatement auparavant. Comme je 1'appris, cette maison fut alors fouillée. Peu après toute une file de civils hommes et femmes, passa devant nous. Ils avaient, m'a-t-on dit, été arrêtés tous ensemble dans la maison. Ils furent conduits a 1'école régimentaire qui servait de prison.

En regard de cette déclaration, plafons des faits.

1' L invraisemblable audace prêtée a des francs-tireurs qui, le 24 Aoüt, entourés de leurs femmes, auraient tenté de recommencer Ia bataille.

2° La ressemblance entre la fumée d'un coup de feu et la poussière de brique projetée par une balie qui frappe un mur.

Cela ne permet-il pas de croire que des soldats allemands, ayant apergu des gens dans 1'immeuble dont parle le témoin, auront, comme ils le faisaient la veille, tiré sur cette maison avant de 1 envahir et de la fouiller? Supposition confirmée par une circontance étonnante : on ne fusille personne. Cette longanimité inaccoutumée fait, a elle seule, présumer que les balles dont parle le témoin étaient bien des balles allemandes.

Cet abbé, au moment oü il a fait sa déposition, était depuis longtemps en campagne loin de sa bibliothèque et de ses études. Qu'il retourne a ses livres. II y relira avec fruit les préceptes de sa théologie morale sur le jugement téméraire ou le soupgon injuste et sur 1'obligation de réparer le tort causé injustement a la réputation du prochain.

Anlage 83. Orainville, 17 Mars 1915.

Martin LEMKE, 27 ans, négociant a Zurich, sous-lieutenant de réserve a la 6me compagnie du régiment d'infanterie n° 103.

Une nuit, entre le 23 et le 26 Aoüt, un grand convoi de 3700 prisonniers beiges traversa Dinant. J'étais resté avec une section de la 6me compagnie du régiment d'infanterie n° 103 pour garder le pont et étais, pendant ces journées, commandant de place a Dinant-Bouvignes.

J'installai ce long cortège de prisonniers, en doublé colonne de marche, sur la voie du chemin de fer prés de la station de Dinant. Je fis allumer de grands feux de bois a la distance de 100 pas. Vers trois heures une forte fusillade éclata. Deux Beiges sautèrent du talus du chemin de fer sur la route et furent tués par mes sentinelles. Un Beige blessé fut immédiatement porté a la " Croix-Rouge „ voisine, oü 1'on constata d'une manière

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