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fus transporté sur 1'autre rive de la Meuse. La, le lieutenantadjudant Stark m'ordönna de surveiller les civils prisonniers qu'on y avait rassemblés, ainsi que les prisonniers militaires qui furent amenés plus tard. J'ai remarqué pendant ce temps que des hommes de mes postes de garde donnèrent de 1'eau et du chocolat aux femmes et aux enfants prisonniers. J'ai, moi-même pansé un sergent francais blesse'.

Anlage 72. La Malmaison, 8 Décembre 1914,

Otto Edouard OSTMANN, sous-officier infirmier a la 5me compagnie du régiment de grenadiers n° 101, 26 ans, employé de commerce.

Le 23 Aoüt 1914, a la tombée de la nuit, ma compagnie était arrivée aux Rivages. Elle fit halte en rue au commencement de la localité. Comme il n'y avait pas devant nous d'autre sousofficier infirmier, je me rendis a 1'endroit oü 1'on passait la Meuse et restai, prés de la, au milieu de la rue. A proximité de moi, personne ne se trouvait dans la rue. Comme j'étais face tournée vers les maisons oü stationnaient des civils, un coup de feu partit d'une maison a ma droite. J'éprouvai immédiatement sous Foeil droit une douleur aigüe et sentis que le sang coulait sur ma joue. Le médecin de mon bataillon, 1'officier de santé de lre classe Haupt déclara, après examen de la blessure, qu'un plomb m'avait éraflé. Le coup ne pouvait viser que moi, car j'étais seul au milieu d'une espace libre d'un rayon de 2 mètres. Conformément aux instructions, je portais visiblement le brassard de la Croix-Rouge.

Si le sous-lieutenant Kurt Martin (Anl. 36), a vu un soldat blessé. S'il a constaté lui-même que les blessures provenaient de plombs, et s'il 1'a vu soigner par le docteur Schneider je reconnais que sa déposition ne prête pas directement flanc a la critique. Mais je suis obligé d'ajouter que je n'ai aucune confiance dans la compétence avec laquelle les officiers allemands jugent de la nature des projectiles d'après les plaies qu'ils provoquent. Rappelons-nous que le major Paasig examinant, aux Rivages, les cadavres des otages fusillés déclare que les blessures d'une partie d'entre eux paraissent causées par des projectiles d'artillerie. (Anl. 49). On se persuade si facilement que 1'on voit ce que 1'on veut voir.

Examinons maintenant le témoignage du vizefelwebel Kurt Ebert.

Alors que toute 1'enquête allemande n'avait encore réussi a découvrir le cadavre que d'un seul homme soi-disant atteint par

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