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CHAPITRE XIX Atrocités Dinantaises

Abus des insignes de la Convention de Genève et Actes de Cruauté

Nous n'avons pu, dans ce travail, étudier les différentes Anlagen dans 1'ordre oü leur numérotage les classe. Leur groupement d'après les faits dont elles s'occupent ne cadre pas avec 1'incoordination que présente le Livre Blanc.

Sautes brusques d'une idéé a une autre, retours et détours dispersent 1'attention du lecteur et rendent malaisée pour lui la comparaison de documents qui se contredisent tout en faisant doublé emploi; les faits paraissent se multiplier et l'insistance avec laquelle on y revient leur donne corps. L'enquête se gonfle et illusionne le lecteur. Reculant devant les difficultés de se faire une opinion raisonnée, il garde toutefois 1 impression que tout ce fatras doit contenir des vérités. Un si gros livre, tant de témoins, des faits si nombreux ! Et 1'on se dit qu'il doit y avoir la dedans autre chose que des mensonges, des inventions ou

des faits dénaturés.

Les accusations relatives a 1'abus du drapeau de la Croix-Rouge et aux cruautés qu'auraient commises les Dinantais sont un peu

mieux groupées.

Dans tout le cours de l'enquête, cependant, on trouve, dispersées et mêlées a d'autres faits, ces affirmations : on tirait sur nous des maisons couvertes par le drapeau de la Croix-Rouge ; un individu a fait feu, sur nous, qui en portait le brassard.

Nous avons déja analysé des dépositions contenant semblables assertions. En voici d'autres :

Anlage 66. Sinzbaracken 25 Février 1915.

Emile Robert KAHLER, 22 ans, soldat a la lre compagnie du régiment de fusiliers n° 108.

Le 23 Aoüt 1914, je vis, dans une rue de Dinant, un civil d'environ 27 ans portant au bras gauche le brassard de la CroixRouge, Qui tirait avec un revolver, de la porte d une maison,

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