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Anlage 73. La Malmaison, 5 Décembre 1914.

Emile Erwin MULLER, 26 ans, soldat dc réserve du train, a la 2me compagnie de campagne du bataillon de pionniers n° 12.

Dans 1'après-midi du 25 Aoüt, le sous-officier Fehrmann et moi, nous vimes, dans une maison sise dans une ruelle transversale a Dinant, un certain nombre de cadavres de civils parmi lesquels celui d'une femme.

Nous pénétrames dans la maison. Dans la chambre a droite, un officier, sous-lieutenant du régiment d'infanterie 182 était couch'é la tête sur le coussin dun sopha. Sa téte et une partie de la poitrine étaient recouvertes d'un linge blanc. A 1'un de ses cötés étaient couchés deux soldats et un troisième était étendu de 1 autre cöté. Tous les trois étaient revêtus de 1'uniforme du régiment d'infanterie n° 182. Dans une chambre a cöté, se trouvaient encore étendus les cadavres d un sous-officier et de cing solduts du même régiment (1).

Je soulevai le linge qui couvrait la tête du sous-lieutenant et vis que le mort avait eu une balie dans la tête. Je n'ai pas constaté d'autres blessures chez 1'officier. L'un des soldats couchés a cöté du lieutenant avait son pantalon déboutonné de telle sorte que le ventre était visible. Le soldat avait été atteint d un coup de feu au bas ventre; au cou, vers la gauche, avait été faite une incision d'au moins dix centimètres : c'était une plaie saignante et les lèvres de la blessure étaient distantes 1'une de 1 autre d'environ un centimètre. Le sang avait coulé de cöté. Je suis persuadé que la blessure ne peut avoir été faite que par une arme tranchante.

Dans 1'autre chambre, l'un des soldats avait son pantalon déboutonné de fa?on que 1'on pouvait voir son ventre. Cet hom me avait au bas-ventre une blessure, perforante ou tranchante, denviron 3 centimètres de largeur. Les vêtements des autres soldats ne décelaient aucun désordre. Tous avaient été blessé au moyen de balles.

J avais 1 impression qu'officier, sous-officier et soldats avaient eté assaillis par les habitants dans leur logement et pendant qu ils étaient endormis. Je le déduis du fait que 1'officier avait sous la tete un coussin de canapé et les autres hommes une couverture ou leur sac. Les fusils se trouvaient dans un coin.

En même temps que Fehrmann et moi, le pionnier de réserve Kretzschmann a été dans la maison.

(1) II est surprenant qu aucun témoin appartenant a ce régiment ne parle de ce fait. Quatre hommes de cette unité, prisonniers en France, y ont été interrogés sur les événements de Dinant. (Livre Gris Beige, p. 247 et suiv.) Leur silence au sujet de cette histoire prouve qu'ils n'en connaissent rien.

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