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Dix hommes surpris dans leur sommeil par les assassins! Dix cadavres tous convenablement étendus la tête sur ces sacs, des coussins, des couvertures! Des fusils soigneusement ranges dans un coin! Aucune tracé de lutte. Voila 1'aspect des deux chambresDans la ville que les Allemands prétendent remplre d'asssassins eet officier et ses hommes se sont endormis sans^ se faire garder. On 1'apprend sans doute, et une expédition s organise contre eux. Se glissant sans être aper?us au milieu des troupes qui encombrent la ville et défendent toute circulaüon, des meurtriers pénètrent auprès des dormeurs. On frappe les uns a coups de couteau au ventre après avoir, je ne sais pourquo.. ouvert leurs vêtements; on tue les autres a coups de fusil ou de revover Pas un deux ne se léve pour bondir sur ses armes ou pour donner 1'alarme. Profond comme celui de ïinnocence, leur sommeil n'est pas un instant troublé. lis glissent du sommeil a la mort qui les surprend, la tête reposant sur leurs oreillers improvisés. L'agonie des victimes n a pas même un tressadlement qui dérange la position qu'elles avaient prise pour dormir. |\e bien ainsi que les choses ont du se passer dans 1 hypothese

allemande.

On peut en émettre une autre.

Les Francais ont, le 23 Aout, fait subir de lourdes pertes aux Allemands. Ceux-ci n'ont pu enterrer tout de suite tous leurs morts. Ils ne pouvalent no„ plus les laisser etendus sar les chemins foulés aux pieds des troupes ruees a la poursuite des Francais en retraite, broyés sous les caissons qui passaient. ou menacés d'ensevelissement sous les décombres de la ville qu. s'écroulait. Relevés sur le champ de bataille, les dix cadavres que le témoin a vus ont été déposés provisoirement dans une maison ou des mains attentives ont même pris som de couvnr pieusement d'un voile blanc le visage de 1 officier. Un souci J e et de prévoyance imposant de récolter les armes abandonnées, des Jsils trouvés épars auront) e,é même local oü gisaient les morts Je n affirme ne^ ^ Alle mands font une supposition. J'en fais une autre. C est tout.

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De nombreux témoignages signalent un dernier fait.

Anlage 56. - Fin de la déposition Lauterbarch. (Voir le commencement de cette déposition ci-dessus, p. 214).

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