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Du 23 au 24 Aoüt, ma compagnie, établie sur la rive gauche de la Meuse, surveillait le pont. Environ 150 a 200 prisontiiers civils, partni lesguels beaucoup de femmes et un petit nombre d'enfants, étaient installés dans quelques maisons. J'avais pris soin de rassernbler les vivres trouvés dans les maisons, en partie détruites, pour les distribuer a ma compagnie. Sur la demande de quelques femmes d'obtenir des vivres. je leur ai donné en même temps qu'aux autres civils, du pain, du riz et des saucisses.

J'avais déclaré aux habitants qu'il ne leur arriverait rien tant qu'ils resteraient dans les maisons sous la protection de la compagnie. A leur demande, quelques-uns d'entre eux furent relachés paree qu'ils ne paraissaient pas suspects. Des hommes qui semblaient suspects furent gardés; quelques femmes restèrent de plein gré. Quand je fus relevé, le sous-lieutenant Lemke, qui fut laissé la avec la section, assuma la garde des prisonniers.

Anlage,85. Orainvile, 15 Mars 1915.

Georges von LUDER, 41 ans, capitaine commandant le IIme bataillon du régiment d'infanterie n° 103.

En ma qualité de commandant, je conduisais, le 23 Aoüt, la compagnie de mitrailleuses. Tard dans la soirée, celle-ci traversa la Meuse sur des pontons. Le 24 Aoüt, la compagnie resta jusque midi de 1'autre cóté de la Meuse pour attendre les chariots qui devaient passer sur la rive gauche par le pont construit par les pionniers. La compagnie partit lorsque, dans 1'après-midi du 24 Aoüt, les chariots furent arrivés.

Pendant le temps oü la compagnie se trouvait prés de la rive gauche de la Meuse, il arriva, a diverses reprises, que des civils arrêtés par les soldats furent amenés dans une maison située prés du lieu de repos de la compagnie. J'ai vu conduire ces habitants dans la maison et je puis assurer, a tous égards, quils # furent traités convenablement par les soldats les accompagnant.

Le 24 Aoüt, dans 1'avant-midi, le commandant du régiment, le colonel Hoch, vint a la compagnie et paria aux habitants internés dans la maison. Sur leur prière il en fit relacher beaucoup. J'ai eu 1'impression que les civils arrêtés étaient traités avec beaucoup de douceur. Pour la nuit on leur désigna une chambre et ils furent, le 24 Aoüt, bien et copieusement nourris.

Rappelons enfin les prévenances du lieutenant Lemke qui ont donné a nos concitoyens une trés haute opinion de 1'Allemagne !

Donc, vous avez assassiné une partie de la population, ineendié la ville presqu'entière, saccageant et pillant ce que vous n'avez pas brülé. Pour qu'ils ne vous empêchent pas de laronner a votre aise, vous avez, sans droit, emprisonné les malheureux

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