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Le sac de Dinant et les légendes du livre blanc Allemand du 10 mai 1915

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CHAPITRE XXI La Préméditation

L'enquête allemande ne mérite que le dédain.

Elle est viciée dans sa procédure et dans le choix de ses témoins. Elle est tarée par le vague et 1'imprécison d'un grand nombre des dépositions qu'elle produit ainsi par les contradictions et les inexactitudes évidentes qu'elle renferme.

Elle est altérée en outre, par la collusion entre témoins engendrant des mensonges collectifs, comme celui du bombardement de Dinant.

Les témoins allemands ont prêté serment. Sous la foi de leur serment, ils ont menti. 11 ne s'en faut pas scandaliser. Cela n'a rien d'immoral dans un pays oü la nation entière approuve et acclame cette monstrueuse maxime : la nécessité n'a pas de loi.

L'honneur, le droit, la foi jurée, le respect d'autrui et celui de soi-même ont des lois. La nécessité n'a pas de loi! Cette maxime permet a un puissant souverain de ganter de fer son poing, d'en frapper au visage la Justice et de la meurtrir.

La nécessité n'a pas de loi et 1'AUemagne peut précipiter ses armées sur un pays dont elle avait juré de respecter et de protéger la neutralité ; elle peut y semer 1'horreur des pillages et des incendies, 1'épouvante des massacres.

Mais le monde s'émeut, des voix s'élevent pour crier „ Justice » et 1'on entend des indignations gronder.

II faut justifier les crimmes commis.

Le parjure...? Soit; nécessité n'a pas de loi!

Et couverts par eet aphorisme odieux, sürs de n'être pas désavoués, les prétoriens allemands se parjurent sans scrupule. (1)

(1) Nous ne nous refusons cependant pas a admettre que nombre de soldats allemands, dans leur aveugle confiance en la parole de leurs chefs et égarés par la littérature d'avant guerre et les odieuses calomnies de la presse, aient cru sincèrement qu'ils étaient 1'objet d'agressions de Ia part de la population civile de Belgique. (Voir sur ce point le chap. XXII de ce volume et le Livre Gr» beige, p. 53).