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A cette loi de la nécessité on ne pose pas de limites. On se borne a des exemples de ce qu'elle permet, notamment la mise a mort des prisonniers de guerre, (même en dehors des cas de crime commis par eux, de rebellion, de tentative d'évasion, de représailles,) " s'il n'y a pas d'autre moyen de les garder et que la présence des prisonniers constitue un danger pour la propre existence du capteur. „ (page 36). Cl)

Qui déterminera les cas de nécessité? La page 122 nous fixe sur ce point. " Ün aura a décider dans chaque cas si 1'on se trouve dans un état de nécessité justifiée. La réponse a cette question appartient au commandant, de la conscience duquel on doit aujourd'hui attendre et exiger toute 1'humanité compatible avec 1'objet de la guerre. „

Comment le commandant s'y prendra-t-il pour établir la différence indispensable entre un acte jugé nécessaire au but qu'il veut atteindre et un acte simplement utile ou opportun? On ne se met point en peine de 1'instruire a ce sujet. Toutefois, pour éviter que le chef se Iaisse entrainer a des scrupules, on a soin de lui rappeler, qu'en cas de critique possible, le succès sera une justification suffisante et 1'on commente cette théorie par un exemple (p. 114).

Quelle modération attendre d'une armée qui n'aura d'autre ligne de conduite qu'un opportunisme brutal, d'autre crainte que celle de verser dans la sensiblerie!

La doctrine prêchée compromet une responsabilité plus haute que celle du Grand Etat-Major.

Haranguant ses troupes qui partaient pour 1'expédition de Chine, l'empereur Guillaume II leur disait : " Quand vous rencontrez 1'ennemi, écrasez-le. Pas de pardon, pas de prisonniers. Vous agirez a votre guise contre ceux qui vous tomberont entre les mains. Que 1'on craigne le nom allemand comme on a craint celui d'Attila et des Huns. „ (2)

Les exhortations d'un tel maitre ne sont pas de celles qui s oubüent. Elles n ont pas, quand elles furent adressées aux troupes, révolté les conscienees allemandes. Nous autres, Beiges,

(1) Le Dr Strupp (Das Internationale Landkriegsrecht 1914,) déclare qu'une troupe peut être obligée de laisser mourir de fairn des prisonniers si le commandant estime que e est le seul moyen d'exécuter un ordre qu'il a recu, par exemple, d'atteindre en temps utile un endroit indispensable pour Ia bonne marche des opérations (p. 7).

(2) II a été publié différentes versions de ce discours. Le sens de toutes est Ie même.

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